Installation d’un cloud personnel avec NextCloud

Jusqu’à présent j’utilisais OwnCloud pour synchroniser et stocker les informations (contacts téléphoniques notamment) de mon téléphone mobile. Le serveur n’est pas accessible d’internet et je synchronise en WIFI seulement à la maison, ce qui suffit à mon utilisation. A ce sujet j’avais rédigé ce post. Cela permet de ne pas dépendre d’un tiers qui est rarement de confiance comme Google (entre autres) pour stocker ses informations personnelles. Il se trouve qu’OwnCloud a dérivé petit à petit vers un produit commercial ce qui conduit à la création d’un fork appelé NextCloud. Aujourd’hui certaines fonctions ne sont présentes que dans la version payante d’OwnCloud alors qu’elle reste disponible dans NextCloud. De fait NextCloud semble s’imposer comme outil de Cloud et j’ai donc fait le choix de migrer d’OwnCloud à NextCloud.

A vrai dire je ne suis pas parti d’une migration de données même s’il existe des outils pour le faire. J’ai considéré que j’avais peu de données à migrer et que cela ne valait pas le coup d’autant qu’elles restaient stockées sur le téléphone et que je pouvais toujours peupler facilement la base à l’installation de NextCloud. Pour l’installation de NextCloud, rappelons qu’il faut disposer d’un serveur httpd avec PHP et un serveur de bases de donnée (autrement dit un serveur LAMP (Linux, Apache, MySQL/MariaDB et PHP)). Ensuite l’installation est assez simple, on peut se baser sur cette page. J’ai installé le package, qu’on récupèrera par , sous /var/www/nextcloud. On donnera la propriété du répertoire à l’utilisateur du process httpd tel que défini dans le fichier httpd.conf avec la commande chown.

chown -R daemon:daemon /var/www/nextcloud
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Randonnée Bras Rouge et OpenShot Video Editor

Je viens de terminer mon dernier montage avec la dernière version du logiciel de montage vidéo opensource OpenShot Video Editor. Pour la vidéo en elle même il s’agit d’une randonnée dans le cirque de Cilaos à la Réunion qui sort des sentiers battus (et des sentiers balisés, entretenus et référencés) dont l’objectif est un bassin avec un toboggan naturel qui vous invite à la baignade au bord d’une falaise dans un décor fabuleux.

Pour la randonnée je vous invite à en découvrir tous les détails dans cette page.

Pour en revenir au montage lui même, jusqu’à présent j’étais un fervent utilisateur de Kdenlive. Cependant en mettant à jour le tutoriel de la dernière version 2.5.1 d’OpenShot Video Editor que je venais d’installer, je me rends compte que d’énormes progrès ont été réalisés depuis les version 1.4.X et que ça valait le coup que je tente un montage pour pouvoir mieux le comparer à Kdenlive. Vous trouverez ci-après quelques points de comparaison entre les deux logiciels.

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Randonnée de Takamaka à l’île de la Réunion

La randonnée de Takamaka sur l’île de la Réunion se situe dans le coin de l’île où la pluviométrie est la plus intense. Elle se caractérise par une descente vertigineuse le long d’une paroi abrupte au moyen d’une vingtaine d’échelles au milieu d’une végétation luxuriante dans une atmosphère forcément plutôt humide même en saison sèche. On se prend 700 m de dénivelé pour atteindre le lit de la rivière des marsouins qui est au pied du barrage hydroélectrique de Takamaka, donc autant dire que c’est non conseillé et plutôt dangereux et qu’il ne faut pas s’attarder dans le lit de la rivière. D’ailleurs une partie du parcours est non balisé et non entretenu, il faut vraiment se frayer un passage au travers de la végétation pour progresser. C’est une randonnée qui est plutôt technique et assez difficile qui s’adresse à des randonneurs aguerris et qu’il vaut mieux faire par temps sec.

La vidéo ci-dessous résume bien l’ensemble de la randonnée qui a été faite en juillet 2019 en pleine saison sèche et “froide”.

La première partie du parcours emprunte la piste forestière de Takamaka qui trace au milieu de la forêt primaire de Bébour.

Ensuite on descend le long du rempart abrupt en empruntant les échelles, la végétation est assez luxuriante on ne voit pas le vide alentour et ça évite d’avoir le vertige !

Après moult échelles et quelques passages plus ou moins délicats on accède à la rivière des marsouins. Ce jour là on a commençait sous le soleil et on a terminé dans le lit de la rivière sous la bruine avec une température en chute libre. Nos envies de baignade se sont vite envolées.

Vous trouverez par ici plus de détails sur la randonnée, à noter également la page sur cette randonnée sur l’excellent site randopitons.re où vous trouverez une compilation des meilleures randonnées et balades sur l‘île de la Réunion pour les randonneurs expérimentés comme pour les randonneurs débutants.

reconstruction d’un dell poweredge T310 après un crASH disque d’un raid 5

Pour mémoire, je dispose d’un serveur Dell PowerEdge T310 que j’ai acheté pour une poignée de figues sur ebay, d’occasion évidemment. Il me sert de serveur perso sur mon réseau local (serveur de fichiers via NFS et automontage sur les clients, de serveur de mail en réception et en émission, et de serveur d’authentification, entre autres), il me permet également d’envoyer et de recevoir des mails à partir de mon téléphone mobile où que je sois en fournissant un service de webmail à distance.

Il est installé dans le garage et tourne 7j/7 24h/24. Il est équipé d’une carte contrôleur RAID hard PERC 6/i et de 6 disques durs au total : 2 disques SATA en RAID 1 (installés d’origine à l’achat de la bête) pour le système et 4 disques SATA Seagata Barracuda en RAID 5 rajoutés en plus pour les données, c’est sans doute ce qui m’a coûté le plus cher pour monter cette configuration. A l’époque de mon achat (2015) j’avais installé la Mageia 5.
Depuis par flemme et surtout car j’appréhendais le boulot vu la personnalisation poussée du serveur, j’avais repoussé aux calendes grecques sa mise à jour alors que Mageia 5 n’est plus maintenue depuis un certain temps.
Et bien en fait, le serveur s’est rappelé à moi il y a quelques jours avec un disque SATA qui a lâché au bout de 5 ans de fonctionnement. C’est un modèle bas de gamme qui n’est pas prévu pour tourner 7j/7 24h/24. En farfouillant dans la configuration BIOS du contrôleur PERC 6/i, je découvre que j’ai un autre disque qui est à deux doigts de lâcher, je me retrouve avec un système virtuel RAID 5 fortement dégradé qui m’a généré une tonne d’erreurs de disques que j’ai dû traiter avec fsck. Au final j’ai laissé des plumes niveau données. Mais ouf ! Je suis bien content d’avoir programmé une sauvegarde incrémentale sur un autre disque externe (voir par ).
Tant qu’à faire à mettre les mains dans le cambouis, je me suis dit qu’il était temps de migrer vers Mageia 7.1, j’ai fait le choix de ne pas refaire une installation complète pour ne pas perdre toute ma configuration et gagner du temps. J’ai donc opéré une migration vers la 6 puis vers la 7.1 et là bluffé j’ai retrouvé tous mes petits et pourtant j’avais de quoi m’inquiéter avec tout ce qui tourne dessus en version packagée, compilée et fortement personnalisée. Je dois juste déplorer qu’il n’a pas repris le fichier de configuration de sendmail, mais à part ça rien à redire.


Me voilà donc avec un serveur up to date. Pour reconstruire le RAID, j’ai installé 2 disques Seagate de la gamme au dessus, des IronWolf qui sont donnés pour pouvoir tourner 7j/7 et 24h/24, en espérant tout de même qu’ils tiennent plus que 5 ans.

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Lecteurs audio sous linux

Comme lecteur audio cela fait des années que j’utilise Clementine. Par rapport à ses nombreux concurrents, il présente le gros avantage de proposer des listes de lecture intelligentes et c’est bien pour ça que mon choix s’est porté vers lui. En effet, quand on dispose d’un catalogue de plusieurs milliers de titres, c’est souvent laborieux et chronophage de créer ses propres listes de lecture, autant laisser le système le faire à votre place. Clementine propose ainsi les modes de lecture intelligents suivants :

  • 50 pistes aléatoires ;
  • déjà joués ;
  • dernières écoutes ;
  • jamais joués ;
  • les plus joués ;
  • mix aléatoire dynamique ;
  • nouvelles pistes ;
  • pistes favorites ;
  • pistes les moins aimées ;
  • toutes les pistes.

Pour que ça soit efficace, il faut bien sûr utiliser régulièrement Clementine pour qu’il constitue une base de données des goûts musicaux.

Capture d’écran de Clementine en Qt5

Suivant le mode choisi, après un premier choix de liste réalisé par le système, on peut repeupler ou agrandir la liste de lecture comme bon nous semble. Sinon Clementine, comme d’autres, propose un mode parole des chansons, un mode d’information sur l’artiste et l’affichage des pochettes d’album.

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Irresponsable et inconscient

J’avoue honteusement que je fais partie des irresponsables et inconscients qui sortent en planche en voile les jours de tempête. Il faut dire qu’en ce moment on est gâté, pas moins de trois tempêtes en l’espace d’une semaine, on n’avait pas vu ça depuis décembre 2013 avec une série de tempêtes qui m’avait coûté un mât, un wishbone et une voile comme on peut le voir dans les vidéos ci-dessous :

Pour en revenir aux tempêtes en cours, je suis sorti pendant les tempêtes Ciara et Dennis, j’ai loupé Inès qui est passée dans la semaine. Je ne me considère pas inconscient et irresponsable car même si les conditions sont hardcore par la force du vent et les vagues d’une bonne taille le risque est maîtrisé. En effet je choisis toujours un spot qui permet de revenir au bord en cas de casse, de perte de matériel en prenant en compte l’orientation des vagues, du vent et du courant. Depuis peu je mets également pour ce type de conditions un gilet de protection contre les impacts, ce n’est pas tant pour protéger contre les chocs mais c’est surtout qu’il apporte une aide à la flottaison même si ce n’est pas son but premier. Quand on se fait brasser dans les vagues c’est une aide précieuse pour rester à la surface et ne pas trop s’épuiser.

Dans le cas présent avec un vent tempétueux de sud, sud-ouest, je reste dans la baie de Guisseny (connu également sous le nom du spot du Fanal) en choisissant correctement l’horaire de marée, on peut avoir pied quasiment partout. Les vagues rentrent bien sans être monstrueuses et destructrices comme sur le spot des Blancs Sablons au Conquet. Vu l’orientation légèrement off du vent, elles sont belles et bien pentues, on peut arriver quand même à des tailles respectables de 1,5-2m dans les grosses séries.

Au surf pendant la tempête Dennis

Le bémol est que le vent est tellement fort est qu’il difficile de garder une voile neutre pour surfer correctement les vagues, en revanche c’est l’idéal pour envoyer des sauts stratosphériques.

Photo plutôt médiocre d’un saut lors de la tempête Ciara

Par ailleurs on est rarement seul, on partage ce moment de folie avec d’autres inconscients qui ont également un bon (voire excellent) niveau.

Bref, je puis concevoir que sortir pendant les tempêtes surprenne voire choque, mais en respectant certaines règles de base de sécurité et en ne surestimant pas ses capacités, on peut prendre sa dose d’adrénaline et de plaisir. Je n’en dirais pas autant pour le kitesurf, les vents tempétueux se caractérisent par des soudaines et violentes rafales qu’il est possible de gérer en windsurf en choquant à mort la voile mais qui sont beaucoup plus délicates à gérer en kitesurf, cela reste potentiellement bien plus dangereux.

Restaurants à la réunion entre le pire et le médiocre

L’association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV) a récemment publié une enquête sur l’hygiène des établissements alimentaires. Pour mémoire elle se base sur les résultats des contrôles sanitaires diligentés par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) au travers de ses directions départementale de la protection des populations (DDPP) disséminées sur tout le territoire. On pourra retrouver ces résultats en tout transparence sur le site alim’confiance site officiel qui gagne à être largement connu. Donc autant dire que l’enquête du CLCV se base sur des éléments factuels et officiels qui peuvent difficilement souffrir de contestation. On pourrait juste leur reprocher de jeter l’opprobre sur une région sur la base de quelques restaurants galeux, ainsi d’après le document du CLCV il y aurait 247000 restaurants en France (hors restauration collective) qui subissent autour de 16000 contrôles par an, on arrive donc grosso modo à un restaurant contrôlé sur 15 par an. Ce n’est franchement pas énorme, qui plus est ces contrôles ne sont uniformément pas répartis sur le territoire, ainsi la région Ile de France concentre 39% des contrôles ! Ça donne néanmoins une information statistique intéressante de la situation dans les régions.

Bref, ces éléments de contexte posés, on découvre dans cette enquête qu’on retrouve les départements d’outre mer (DOM) en queue de peloton du classement des établissements qui regroupent les restaurants, la restauration collective, les métiers de bouche et les commerces généralistes, avec la Réunion bon dernier !

A vrai dire cela ne m’étonne à moitié, certes l’hygiène se réfère plutôt à ce qui se passe dans les cuisines même si ça impacte au final la qualité de l’assiette et ne se réfère pas au niveau du service, mais globalement je constate que les restaurants à la Réunion oscillent entre le pire et le médiocre. On connaissait le serveur parisien pas souriant pour un sous et qui vous pousse vers la sortie histoire de multiplier les services mais qui globalement fait le taff, à la Réunion on a plutôt droit au serveur ramolli par la langueur de l’atmosphère insulaire et tropicale qui ne prête guère attention au client et qui se languit la fin du service. Le service est globalement assez déplorable et rares sont les restaurants qui sortent du l’eau. Parmi les piètres expériences je peux citer un restaurant coté sur Saint Gilles avec vue sur mer où nous avons attendu patiemment 1h15 qu’on veuille bien s’occuper de nous en essayant de faire durer nos apéritifs malgré plusieurs relances, finalement comme on mourrait de faim on a quitté les lieux, quelque peu en pétard. Je pense également à un restaurant sur Saint Denis où on a trouvé un cafard dans l’assiette et un autre à Cilaos classé parmi les meilleurs du cirque où le samedi soir la plupart des plats sur la carte n”étaient pas disponibles et celle-ci réduisait à peau de chagrin, du reste nous n’avons pas traîné dans le restaurant tellement on se caillait, le patron par économie mesquine n’avait pas daigné allumer le poêle qui trônait fièrement au milieu du restaurant et on y voyait strictement rien du tout au point qu’on a éclairé notre table avec nos lampes frontales.

Image d’illustration d’un restaurant que j’ai pris sur Cilaos et que je n’ai pas testé !
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Gérer ses références bibliographiques avec zotero

Il y a quelques temps j’ai rédigé un mémoire sur les inégalités entre l’outre mer et la métropole avec le cas particulier de la Réunion dans le cadre d’un Master 2 de droit à l’université Paris 1 Sorbonne qui a fait l’objet de ce post.

Il se trouve que j’ai eu à gérer dans mon mémoire d’une centaine de pages plus de 200 références, ça devient vite ingérable et il devient vite nécessaire de recourir à un outil pour gérer tout ça. C’est là qu’intervient zotero, Zotero est un outil opensource disponible sous windows et sous linux qui permet de gérer des références bibliographiques et qui s’interface avec firefox et libreoffice (ainsi qu’avec Microsoft Word) pour lesquels il faut installer le plugin correspondant. Le navigateur permet de repérer sur le web les documents à référencer qui sont ensuite enregistrés dans la bibliothèque de zotero. Dans le traitement de texte on pourra faire appel à une référence de la bibliothèque via un plugin zotero intégré, on pourra également générer une bibliographie de toutes les références citées dans le document. zotero gère l’indexation et vous n’avez plus à vous occuper de la numérotation de vos références, tout se fait automatiquement.

Le fonctionnement est assez simple, sous firefox on va surfer sur une page qu’on va référencer, dans l’exemple ci-dessous un texte de loi de légifrance.

En haut à droite il y a une petite icône zotero en forme de palais de justice, en cliquant dessus ça va créer la référence dans la bibliothèque.

Ensuite sous libreoffice, on rajoute une citation en cliquant sur le premier bouton en haut à gauche Add/Edit Citation. Dans l’exemple ci-dessous, notre texte de loi se retrouve en référence 12.

C’est équivalent pour d’autres types de document comme les pages web ou les fichiers pdf. Pour ces derniers c’est encore mieux s’ils contiennent des métadonnées comme pour cette thèse. Cette fois-ci l’icône de zotero prend une forme différente, en cliquant dessus ça rajoute le pdf dans la bibliothèque.

L’entrée est rajoutée dans zotero.

Le fichier pdf contient moult métadonnées qui sont enregistrées automatiquement, il peut arriver qu’il y ait pas grand chose dans ce cas il faudra saisir les informations manuellement. Le fonctionnement est similaire ensuite pour rajouter la référence dans libreoffice. Vous pouvez rajouter également des références de livres directement sous zotero. Dans l’exemple ci-dessous j’ai saisi uniquement l’ISBN dans l’icône Ajouter un document par son identifiant et les informations du livre sont automatiquement récupérées sur internet.

Une fois le travail réalisé on peut générer en fin du mémoire un index de toute les références citées, on cliquera sous libreoffice sur la deuxième icône zotero en haut à gauche Add/Edit Bibliography. Pour la mise en forme des références, vous avez le choix et ça se fait via les préférences de zotero (également accessible via libreoffice).

Personnellement j’ai choisi Chicago Manual of Style 17th edition. Pour aller plus loin :

Architecture avec serveur mail local

Dans un post précédent j’avais évoqué l’installation d’un serveur webmail basé sur Roundcube mail. L’intérêt de la manip est de pouvoir stocker ses mails sur son serveur perso et de pouvoir y accéder d’internet sur un mobile perso sous android (ou autres) où qu’on soit. Et donc d’être indépendant d’un GAFAM qui n’aura aucun scrupule à décortiquer les mails pour en tirer un quelconque profit. Dans ce post je vais aller plus loin en présentant l’architecture globale de réception et d’envoi de mail.

L’idée générale est que mon serveur récupère les mails sur des serveurs POP ou IMAP sur internet des utilisateurs du réseau local, puis les passe au travers de filtres anti spam et anti virus avant de les délivrer à un serveur de mail local. Ils peuvent être ensuite consultés via un client lourd du réseau local comme Thunberdird, ou d’un navigateur via le webmail du réseau local ou d’internet sur un mobile. Pour l’envoi de mail, les mails ne partent pas directement vers un serveur SMTP sur internet (généralement celui du FAI) mais passe d’abord par le serveur de mail local avec sa batterie anti spam et anti virus.

Commençons par un petit schéma qui vaut bien des discours.

Cette architecture s’appuie sur plusieurs outils:

  • fetchmail permet de récupérer les mails des utilisateurs du réseau local sur des serveurs POP ou IMAP accessibles sur internet
  • sendmail (MTA mail transport agent) serveur SMTP qui permet de gérer localement la réception des mails et d’appliquer certains filtres anti spam et anti virus pour cela on se basera sur SpamAssassin et ClamAV
  • procmail (MDA mail delivery agent) permet de délivrer les mails et les dispatcher suivant le destinataire, il peut également appliquer d’autres filtres
  • le serveur IMAP permet de rendre accessible aux lecteurs de mails (MUA Mail User Agent) du réseau local les mails qui sont arrivés, que vos clients soient sous windows ou sous linux.
  • le serveur webmail basé sur Roundcube mail permet de gérer les mails via un navigateur, y compris d’un téléphone mobile via internet. Pour cela il faudra rendre son serveur apache visible d’internet, tout l’intérêt de la manip est de rendre accessible d’internet que le serveur apache, il n’est pas nécessaire d’ouvrir les ports du serveur IMAP ou SMTP.

Pendant longtemps j’ai utilisé un serveur POP local, j’y accédais via thunderbird et pour que les mails soient accessibles sur tous les postes du réseau local, le répertoire .thunderbird dans lequel sont stockés les mails était partagé par partage NFS. Inconvénient de la méthode, les mails ne sont accessibles que du réseau local et d’un client lourd. Je suis passé au serveur IMAP pour pouvoir installer un webmail car il permet de pouvoir gérer une arborescence de dossiers de mails. C’est à dire sous thunderbird j’ai initialement classé mes mails dans des dossiers et sous dossiers, et seul IMAP permet de retrouver la même arborescence avec le webmail à partir d’un navigateur ou d’un mobile. Pour ce faire j’ai dû migrer le format de stockage de mes mails de mbox (en gros les mails d’un dossier sont dans un fichier unique) vers maildir (un mail est un fichier et un dossier est un répertoire).

C’est une architecture qui peut paraître particulièrement lourdingue et qui se base sur des outils qu’on peut considérer comme obsolète comme sendmail. Certes, certains disent que tant qu’on a pas chercher à  configurer sendmail, on n’est pas un vrai administrateur système… Disons que j’ai mis en place sendmail il y a maintenant plus de 20 ans sur mon réseau local à l’époque où il était encore largement répandu notamment dans le milieu professionnel et qu’il s’adaptait assez bien à la gestion des mails à l’époque des modems 56k et des adresses mails partagés entre plusieurs utilisateurs. Il existe maintenant bien plus facile à administrer comme postfix mais j’ai choisi d’être le dernier des mohicans et donc je persévère à utiliser sendmail.

Du coup j’ai toiletté mes pages sur le site FUNIX sur la gestion des mails, il s’agit notamment de :

Sorties windsurf 2019

Bon j’ai fini en beauté l’année avec un sortie planche à voile cette après midi dans la lagune des dunes de Sainte Marguerite qui se remplit à marée haute. On navigue dans guère plus d’un mètre d’eau sur un fond de sable et on se croit tout de suite dans les mers du sud, il manquait juste le soleil pour donner un aspect lagon, la Bretagne peut être franchement magnifique. J’ai quand même parcourus 61km au total et j’en ai maintenant les bras qui tombent.

Sinon cette année je compte 44 sorties au total, c’est plutôt pas trop mal d’autant que je ne peux plus naviguer le soir après le boulot et que j’ai également enchaîné les sorties en voilier le week end et pendant mes congés. Pour en revenir à mes 44 sessions, elles se décomposent en :
– 24 sorties en mode vague avec le flotteur JP Young GUN 70l (pour les voiles 5 en tribord WSix 4.7, 5 en Simmer Black Tip 4.7, 11 en Simmer Icon 4.2, 4 en Naish Session 3.4)
– 19 sorties en mode slalom en flotteur Exocet RS2 91l (pour les voiles 13 en MauiSails TR6 6.6, 1 en Duotone S-Type SL 6.0, 5 en XO Sails Shark 5.7)
– 1 sortie en mode foil (flotteur fanatic gecko 133, voile duotone S-type SL 6.6)

Le détail de sorties est par ici.

La nouveauté cette année est que j’ai testé le foil et je n’ai pas vraiment aimé même si j’ai réussi à planer sans trop de difficulté, c’est beaucoup trop de concentration pour maîtriser le vol du flotteur et du coup pas trop de plaisir ! J’ai également remplacé mon antique voile tribord WSix 4.7 contre une Simmer Black Tip 4.7, du coup je me retrouve avec un mât de 4,0m en SDM sur les bras, ça réduit le quiver. Sinon j’ai claqué un 33,7 nœuds en vitesse de pointe en mode slalom, mon record. 33,7 nœuds c’est juste 62km/h mais quand on est au raz de l’eau c’est hyper impressionnant, il faut s’appliquer à maîtriser le flotteur qui part dans tous les sens et la culbute n’est jamais très loin, et à cette vitesse ça peut faire mal. A part ça pas de progrès notable, je reste dans ma zone de confort et ma foi j’y suis plutôt bien et je continue à prendre du plaisir.

Quelques photos, en mode vague dans les vagues de Tréompan

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en mode slalom à Saint Pabu

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Et une vidéo qui résume cette année

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