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45ème sortie de windsurf

Ce post est l’occasion de faire un test d’intégration d’un tweet sous wordpress, ça me permet de partager cette courte vidéo d’un jibe dans une petite vague sans perte de planning. Le tout est évidemment monté avec kdenlive et filmé avec ma GoPro Hero 8 fixée à l’envers au wishbone.

Tempête Alex

J’ai laissé passer mon tour au plus fort du passage sur le nord Finistère de la tempête Alex dès l’après midi de vendredi, les vents à 120km/h et les torrents d’eau, merci bien. En revanche le lendemain, c’était à nouveau navigable, même si le vent continuait à souffler en oscillant entre 7 et 8 bft soit quand même un bon 35-45 nœuds de nord-ouest. J’ai fait le choix de la marée haute descendante le samedi matin, quand je me suis mis à l’eau on était déjà une bonne vingtaine à profiter de conditions de navigation plutôt musclées avec des bonnes rampes à 2m dans les plus grosses séries.

C’est dans ces moments qu’on se rencontre qu’on n’a plus 25 ans. Dans de telles conditions on a droit à aucune faiblesse, le moindre relâchement peut vite vous entraîner dans une galère pas possible, ça oblige à être vigilant et au top en permanence. C’est assez épuisant et cela explique pourquoi il est préférable de s’arrêter et de souffler quasiment à chaque aller/retour. La moindre petite vague dans ces conditions de vent vous satellise à plusieurs mètres de hauteur, la réception est pas toujours heureuse, heureusement que la combinaison et le gilet d’impact amortissent une partie du choc. Au total après seulement 1h30 de sortie et à peine 55min de navigation, j’avais ma dose, ça vaut très largement 3 à 4h de slalom.

Cette fois-ci j’avais de la matière à faire une vidéo que voici :

C’est la première fois que j’ai l’occasion de monter une vidéo windsurf avec ma nouvelle GoPro Hero 8 achetée pendant le confinement, la stabilisation intégrée avec l’algorithme HyperSmooth est carrément bluffante, c’est le jour et la nuit avec mon ancienne GoPro Hero 4, en tout cas certainement moins vomitif à la visualisation.

L’après midi je suis repassé en mode promenade et photos, il y avait une bonne cinquantaine de planchistes à l’eau, dans des conditions de vague plus modestes que le matin. Le spectacle était toutefois encore là d’autant que le soleil pointait son nez, ce ballet parfaitement synchronisé de backloop en est la parfaite illustration.

Pour en revenir à la vidéo, comme d’habitude elle est montée sur kdenlive, pour la musique c’est les ramoneurs de menhirs, un groupe breton inclassable qui envoie du lourd !

Irresponsable et inconscient

J’avoue honteusement que je fais partie des irresponsables et inconscients qui sortent en planche en voile les jours de tempête. Il faut dire qu’en ce moment on est gâté, pas moins de trois tempêtes en l’espace d’une semaine, on n’avait pas vu ça depuis décembre 2013 avec une série de tempêtes qui m’avait coûté un mât, un wishbone et une voile comme on peut le voir dans les vidéos ci-dessous :

Pour en revenir aux tempêtes en cours, je suis sorti pendant les tempêtes Ciara et Dennis, j’ai loupé Inès qui est passée dans la semaine. Je ne me considère pas inconscient et irresponsable car même si les conditions sont hardcore par la force du vent et les vagues d’une bonne taille le risque est maîtrisé. En effet je choisis toujours un spot qui permet de revenir au bord en cas de casse, de perte de matériel en prenant en compte l’orientation des vagues, du vent et du courant. Depuis peu je mets également pour ce type de conditions un gilet de protection contre les impacts, ce n’est pas tant pour protéger contre les chocs mais c’est surtout qu’il apporte une aide à la flottaison même si ce n’est pas son but premier. Quand on se fait brasser dans les vagues c’est une aide précieuse pour rester à la surface et ne pas trop s’épuiser.

Dans le cas présent avec un vent tempétueux de sud, sud-ouest, je reste dans la baie de Guisseny (connu également sous le nom du spot du Fanal) en choisissant correctement l’horaire de marée, on peut avoir pied quasiment partout. Les vagues rentrent bien sans être monstrueuses et destructrices comme sur le spot des Blancs Sablons au Conquet. Vu l’orientation légèrement off du vent, elles sont belles et bien pentues, on peut arriver quand même à des tailles respectables de 1,5-2m dans les grosses séries.

Au surf pendant la tempête Dennis

Le bémol est que le vent est tellement fort est qu’il difficile de garder une voile neutre pour surfer correctement les vagues, en revanche c’est l’idéal pour envoyer des sauts stratosphériques.

Photo plutôt médiocre d’un saut lors de la tempête Ciara

Par ailleurs on est rarement seul, on partage ce moment de folie avec d’autres inconscients qui ont également un bon (voire excellent) niveau.

Bref, je puis concevoir que sortir pendant les tempêtes surprenne voire choque, mais en respectant certaines règles de base de sécurité et en ne surestimant pas ses capacités, on peut prendre sa dose d’adrénaline et de plaisir. Je n’en dirais pas autant pour le kitesurf, les vents tempétueux se caractérisent par des soudaines et violentes rafales qu’il est possible de gérer en windsurf en choquant à mort la voile mais qui sont beaucoup plus délicates à gérer en kitesurf, cela reste potentiellement bien plus dangereux.