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Croisière bretonne le retour

Après notre croisière du mois d’août on a remis le couvert le temps d’un week end de septembre. L’objectif était encore Ouessant en mer d’Iroise mais encore une fois l’orientation du vent et de la houle a fait capoter le projet, on s’est donc encore rabattu sur Douarnenez en passant par Camaret sur mer comme on peut le voir sur la trace GPS ci-dessous.

On était trois voiliers au total, c’est toujours plus sympathique de sortir en flotte. Le trajet Brest Camaret sur mer s’est fait dans un vent très léger, heureusement que le courant sortant nous a aidé à sortir du goulet. Escale à Camaret sur mer où j’en profite pour décerner un carton rouge pour les services du port, les prix ont explosé et ne sont pas du tout à la hauteur des services qui sont rendus notamment des sanitaires qui sont dans un état pitoyable et où il est même dangereux de prendre sa douche tellement elle est bouillante. Heureusement que les restaurants et bars sur le quai viennent faire oublier ces désagréments.

Le lendemain direction Douarnenez dans un vent encore plus faible, on passe laborieusement les tas de pois sous voile au large de la pointe de Pen Hir et on est obligé de terminer au moteur.

Passage des tas de pois à l’aplomb de la pointe de Pen Hir

Dans la baie de Douarnenez on repère une frénésie d’oiseaux de mer, des nuées de fous de Bassan qui plongent à tout va avec des nombreux goélands qui ne sont pas en reste. A coup sûr, les poissons ne sont pas bien loin, le tout mérite un détour, c’est à ce moment là qu’on croise la route d’un groupe de dauphins communs qui se dirigent vers la curée.

Ils sont restés à jouer dans l’étrave une bonne vingtaines de minutes. C’est quand même assez incroyable, les dauphins ne viennent jamais vers nous quand on est à la voile, ce n’est qu’au moteur qu’ils approchent bien qu’on file quasiment à la même allure, c’est à dire dans les 4 nœuds.

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Croisière bretonne

Avec mon épouse on a réalisé une petite croisière en mer bretonne ces derniers jours sur un voilier de type Hanse 315. Vu la saison, on espérait aller du côté de Ouessant, mais on fait face actuellement à des vraies conditions automnales avec un régime dépressionnaire au lieu des vents de nord-est habituels et les conditions de mouillage ne sont du coup pas très propices. Au final on a fait une petite tournée des ports bretons, Camaret sur Mer, Morgat et Douarnenez comme on peut le voir sur la trace GPS ci-dessous.

On a manqué de vent pour la première étape vers Camaret sur mer qu’on a réalisé au moteur sous un temps maussade, le vent s’est établi dans l’après midi alors que le beau temps revenait.

Escale à Camaret sur mer

Fort heureusement le vent est revenu le lendemain pour le trajet vers Morgat en passant par la pointe de Pen Hir et les des tas de pois. On s’est présenté devant Morgat mais on a choisi de lâcher l’ancre dans l’anse de Saint-Hernot en face des grottes de Morgat et à deux pas de la devenue célèbre plage de l’île Vierge. Vu la pluie on a malheureusement peu profité de cet environnement exceptionnel d’autant que le mouillage est devenu difficile avec la rotation du vent.

Le lendemain direction Douarnenez, ou plutôt le port de Treboul au fond de la baie de Douarnenez, cette fois-ci sous le soleil de retour.

Escale dans le port de plaisance de Treboul

Et pour conclure le lendemain, retour à Brest avec un vent établi de 20 à 25 nœuds avec la flotte qui va avec. Donc prise de 2 ris, et le code 0 est resté rangé, on a tracé pour rentrer avec une vitesse moyenne de plus de 7 nœuds et des pointes à 10 nœuds. La vidéo ci-dessous restitue assez mal les conditions assez sportives lors du passage du cap de la Chèvre.

Visualiser ses traces gps avec viking

Jusqu’à présent j’utilisais Turtle Sport pour visualiser et archiver mes traces GPS, mais depuis mon passage à Mageia 8 j’ai une erreur java et il ne lance plus. Vu que la dernière version a maintenant 4 ans, je crains qu’il ne soit plus maintenu.

Turtle Sport

Alors certes il existe des applications en ligne, donc GPS Visualizer dont je me sers beaucoup, mais l’analyse est assez sommaire et je n’ai pas trop envie que mes traces se retrouvent sur je ne sais quel serveur.

Du coup j’ai trouvé un autre logiciel qui pouvait me convenir, il s’agit de Viking qui continue, lui, à être maintenu. Alors certes, on n’a pas l’image en fond d’écran, il ne prend en natif les fichiers .FIT de mon garmin, mais l’analyse est complète et il possède de nombreuses extensions qui me restent à découvrir.

Viking GPS data editor and analyzer

A propos de la trace GPS qui est affichée sur la copie d’écran ci-dessus, il s’agit d’une sortie avec un groupe de 4 voiliers J/80 au départ de Brest vers Camaret, au près en remontant le vent de Brest à Camaret puis descente sous spi avec des pointes à 13 nœuds au retour.

J/80 devant la tourelle du Mengant dans le goulet de Brest

Windsurf dans le lagon breton

Ce n’est pas tout à fait les tropiques, mais quand même par moment le Finistère y ressemble beaucoup et notamment quand on navigue sous le soleil dans une baignoire d’eau translucide sur fond de sable comme on peut le voir sur cette vidéo.

Le spot se situe au niveau de la plage de Corn Ar Gazel à Saint Pabu, à l’embouchure de l’Aber Benoît. Même si le spot marche avec plusieurs orientations de vent et hauteurs de marée, les conditions idéales sont clairement le vent de nord-est par marée basse. Généralement ce vent est généré par un anticyclone et se conjugue le plus souvent avec un grand ciel bleu, il se renforce régulièrement vers 16h à la faveur d’un thermique. Par grand coefficient, une bande de sable se forme et on peut naviguer tout le long en rentrant dans l’Aber, c’est tout simplement fantastique, sur l’image de la vidéo on peut distinguer l’axe de l’Aber en bleu foncé.

Niveau force du vent, c’était pas fabuleux, un léger 4bft avec des couloirs de vent et des trous de vent quand on est masqué par l’île Garo, j’étais limite avec ma voile de 6.6m², le waterstart n’est pas toujours possible surtout avec une voile de 4cambers avec un fourreau large, d’ailleurs j’ai mis dans la vidéo une séquence de lever de voile pour le moins acrobatique avec un flotteur de seulement 91l.

Techniquement c’est filmé avec une caméra embarquée GoPro Hero9 Black en mode 2,7K, 60 images par seconde et SuperView avec le mode de stabilisation Boost activé. Avec une caméra fixée dans trois positions successives dans le dos sur une perche en mode 3ème personne, sous le wishbone et devant le wishbone. C’est monté sous linux avec kdenlive.

GoPro Hero 9 Black

Finalement quelques mois à peine avoir acheté une Hero 8 comme je l’indique dans ce post, j’ai craqué pour la dernière version la Hero 9. En fait il y a quelques évolutions qui m’ont fait franchir le pas et à vrai dire je ne les ai pas encore toute explorés faute de conditions valables.

Je ne ferai pas la liste de toutes les évolutions qu’apporte cette caméra, on trouve beaucoup d’articles ou de vidéos youtube assez bien faites sur le sujet. Par exemple cet article de lesnumériques ou ce test sous youtube. Mais le mieux c’est quand même que je les teste par moi même. Ce matin donc j’ai testé l’option de maintien de l’horizon, le système de stabilisation intégré se débrouille pour recaler l’image pour faire en sorte que l’horizon reste stable. J’ai testé ça en windsurf avec la caméra fixée à mon casque et le moins qu’on puisse dire et que le support n’est pas vraiment stable et il bouge beaucoup et pourtant le résultat est bluffant comme on peut le voir dans cette courte vidéo.

Alors certes on pourra encore chipoter que l’horizon n’est pas continuellement bien droit, mais ma tête ne l’était pas non plus, elle n’arrête pas de bouger !

Pour les curieux voilà à quoi ressemble ma fixation de casque.

GoPro Hero 9 Black

Même si la GoPro depuis la version 8 est censée être étanche à 10m j’utilise systématiquement un boîtier étanche, en effet lors des chutes la pression de l’eau peut momentanément dépassée les limites et entraînait des fuites. On trouve des témoignages sur les forums de GoPro Hero 8 ou 9 qui ont pris l’eau.

Je sécurise également mon boîtier avec un leash attaché à une fixation collée à l’arrière du boîtier, le leash étant fixé au casque ensuite. Quant au boîtier j’ai choisi de n’utiliser que de la marque GoPro même si c’est plus cher, les modèles bas de gamme ne disposent pas toujours d’une double fermeture de sécurité et sont franchement beaucoup moins costaud notamment la pièce en plastique noir qui va fermer et assurer l’étanchéité de l’ensemble. J’ai déjà perdu une GoPro avec le boîtier qui s’était ouvert suite à des vibrations, j’ai donc retenu la leçon et je préfère mettre le prix maintenant et acheter l’original.

Mini videos windsurf

Je poste régulièrement sur ma chaîne youtube des vidéos de windsurf de 3, 4 min, accessoirement je poste des mini séquences vidéos sur twitter qui captent une action particulière. Voici mes dernières mini vidéos:

Ce sont des sorties récentes en windsurf sur le spot des dunes de Sainte Marguerite à Landéda, sous le soleil le tout est filmé avec une GoPro Hero 9 et monté avec le logiciel de montage vidéo kdenlive.

Rétrospective des sorties windsurf 2020

Malgré une année marquée par la pandémie et deux confinements particulièrement frustrants d’une durée totale de 3mois cumulée, l’année a été assez positive car je compte à ce jour 54 sorties. J’en ferai probablement encore deux d’ici la fin de l’année, soit 56 sorties au total. Cela fait de 2020 une de mes meilleurs années, je n’étais pas sorti autant depuis 2003 ! Cela cache également une triste année de navigation en voilier avec quasiment aucune sortie du fait des conditions sanitaires, quoi de mieux qu’un sport individualiste comme la planche à voile pour respecter les distances.

Dans la pratique sur les 54 sorties, dont on retrouvera le détail par ici, je compte 34 en mode slalom eau plate et vent de 4bft à 5bft avec flotteur Exocet RS2 91l et voiles de 5.7 et 6.6 et 20 en mode vague et des vents de 5bft à 8bft avec flotteur JP Young Gun 70l et voiles de 3.4, 4.2 et 4.7. Voilà une vidéo résumant ces sorties :

C’est filmé avec une caméra GoPro HD4 Black et une GoPro Hero 8 qui l’a remplacée en sortie du premier confinement. La différence entre les deux modèles est phénoménale, notamment pour ce qui concerne l’algorithme de stabilisation de l’image hypersmooth, comme évoqué dans ce post. Comme d’habitude c’est monté sous linux avec le logiciel de montage vidéo Kdenlive.

45ème sortie de windsurf

Ce post est l’occasion de faire un test d’intégration d’un tweet sous wordpress, ça me permet de partager cette courte vidéo d’un jibe dans une petite vague sans perte de planning. Le tout est évidemment monté avec kdenlive et filmé avec ma GoPro Hero 8 fixée à l’envers au wishbone.

Tempête Alex

J’ai laissé passer mon tour au plus fort du passage sur le nord Finistère de la tempête Alex dès l’après midi de vendredi, les vents à 120km/h et les torrents d’eau, merci bien. En revanche le lendemain, c’était à nouveau navigable, même si le vent continuait à souffler en oscillant entre 7 et 8 bft soit quand même un bon 35-45 nœuds de nord-ouest. J’ai fait le choix de la marée haute descendante le samedi matin, quand je me suis mis à l’eau on était déjà une bonne vingtaine à profiter de conditions de navigation plutôt musclées avec des bonnes rampes à 2m dans les plus grosses séries.

C’est dans ces moments qu’on se rencontre qu’on n’a plus 25 ans. Dans de telles conditions on a droit à aucune faiblesse, le moindre relâchement peut vite vous entraîner dans une galère pas possible, ça oblige à être vigilant et au top en permanence. C’est assez épuisant et cela explique pourquoi il est préférable de s’arrêter et de souffler quasiment à chaque aller/retour. La moindre petite vague dans ces conditions de vent vous satellise à plusieurs mètres de hauteur, la réception est pas toujours heureuse, heureusement que la combinaison et le gilet d’impact amortissent une partie du choc. Au total après seulement 1h30 de sortie et à peine 55min de navigation, j’avais ma dose, ça vaut très largement 3 à 4h de slalom.

Cette fois-ci j’avais de la matière à faire une vidéo que voici :

C’est la première fois que j’ai l’occasion de monter une vidéo windsurf avec ma nouvelle GoPro Hero 8 achetée pendant le confinement, la stabilisation intégrée avec l’algorithme HyperSmooth est carrément bluffante, c’est le jour et la nuit avec mon ancienne GoPro Hero 4, en tout cas certainement moins vomitif à la visualisation.

L’après midi je suis repassé en mode promenade et photos, il y avait une bonne cinquantaine de planchistes à l’eau, dans des conditions de vague plus modestes que le matin. Le spectacle était toutefois encore là d’autant que le soleil pointait son nez, ce ballet parfaitement synchronisé de backloop en est la parfaite illustration.

Pour en revenir à la vidéo, comme d’habitude elle est montée sur kdenlive, pour la musique c’est les ramoneurs de menhirs, un groupe breton inclassable qui envoie du lourd !

Irresponsable et inconscient

J’avoue honteusement que je fais partie des irresponsables et inconscients qui sortent en planche en voile les jours de tempête. Il faut dire qu’en ce moment on est gâté, pas moins de trois tempêtes en l’espace d’une semaine, on n’avait pas vu ça depuis décembre 2013 avec une série de tempêtes qui m’avait coûté un mât, un wishbone et une voile comme on peut le voir dans les vidéos ci-dessous :

Pour en revenir aux tempêtes en cours, je suis sorti pendant les tempêtes Ciara et Dennis, j’ai loupé Inès qui est passée dans la semaine. Je ne me considère pas inconscient et irresponsable car même si les conditions sont hardcore par la force du vent et les vagues d’une bonne taille le risque est maîtrisé. En effet je choisis toujours un spot qui permet de revenir au bord en cas de casse, de perte de matériel en prenant en compte l’orientation des vagues, du vent et du courant. Depuis peu je mets également pour ce type de conditions un gilet de protection contre les impacts, ce n’est pas tant pour protéger contre les chocs mais c’est surtout qu’il apporte une aide à la flottaison même si ce n’est pas son but premier. Quand on se fait brasser dans les vagues c’est une aide précieuse pour rester à la surface et ne pas trop s’épuiser.

Dans le cas présent avec un vent tempétueux de sud, sud-ouest, je reste dans la baie de Guisseny (connu également sous le nom du spot du Fanal) en choisissant correctement l’horaire de marée, on peut avoir pied quasiment partout. Les vagues rentrent bien sans être monstrueuses et destructrices comme sur le spot des Blancs Sablons au Conquet. Vu l’orientation légèrement off du vent, elles sont belles et bien pentues, on peut arriver quand même à des tailles respectables de 1,5-2m dans les grosses séries.

Au surf pendant la tempête Dennis

Le bémol est que le vent est tellement fort est qu’il difficile de garder une voile neutre pour surfer correctement les vagues, en revanche c’est l’idéal pour envoyer des sauts stratosphériques.

Photo plutôt médiocre d’un saut lors de la tempête Ciara

Par ailleurs on est rarement seul, on partage ce moment de folie avec d’autres inconscients qui ont également un bon (voire excellent) niveau.

Bref, je puis concevoir que sortir pendant les tempêtes surprenne voire choque, mais en respectant certaines règles de base de sécurité et en ne surestimant pas ses capacités, on peut prendre sa dose d’adrénaline et de plaisir. Je n’en dirais pas autant pour le kitesurf, les vents tempétueux se caractérisent par des soudaines et violentes rafales qu’il est possible de gérer en windsurf en choquant à mort la voile mais qui sont beaucoup plus délicates à gérer en kitesurf, cela reste potentiellement bien plus dangereux.