J’ai mis en ligne une page sur une randonnée aquatique pour aller admirer au plus près la cascade du voile de la mariée. C’est une cascade emblématique du cirque de Salazie bien visible de la route. Moins connue, en contrebas dans le lit de la rivière du Mât, la cascade des demoiselles, ou plutôt les cascades des demoiselles, toute une série de cascades qui se déversent dans la rivière.
C’est une balade qui se fait les pieds dans l’eau, enfin du moins en restant bien chaussé. Réalisée durant l’hiver austral et là une petite couche de néoprène n’est pas de trop.
Il arrive que quand je télécharge la trace de ma montre GPS garmin sur Garmin Connect je me retrouve avec des points aberrants qui parasitent la trace. Exemple avec cette trace de randonnée dans un lit de rivière avec une série de baignades dans des bassins à la Réunion objet de ce post Instagram.
Je profite de l’installation de la version 23.08.5 de kdenlive qui apporte surtout des corrections de bogue pour faire le montage d’une sortie au trou d’eau à la Saline les Bains sur l’île de la Réunion. Le trou d’eau est le nom d’une plage à la sortie de la Saline les Bains sur la commune de Saint Paul, mais on ignore souvent qu’il faut prendre le terme trou d’eau au pied de la lettre. En effet sur le parking de la plage, on trouve un petit espace protégé par une barrière avec un discret panneau « le trou d’eau ».
Il prend toute sa signification quand on franchit la porte de la barrière et qu’on descend plus bas, on tombe sur une cavité immergée qui est en fait un tube de lave noyé d’eau qu’on peut parcourir sur plus d’une centaine de mètre à la nage vu qu’on n’a pas pied. La lampe frontale est requise car c’est totalement obscur. Cette courte vidéo donne une idée de l’expérience qui peut être assez angoissante.
Je viens de mettre en ligne une vidéo de la randonnée du site de la Chapelle dans le cirque de Cilaos sur l’île de la Réunion qu’on a faite en août dernier.
Ce n’est pas vraiment une randonnée très difficile contrairement à son classement sur le site randopitons.re. C’est une randonnée plutôt courte avec un dénivelé qui n’a rien d’extraordinaire pour la Réunion, elle se distingue surtout par le but de la randonnée avec la Chapelle qui est un canyon très étroit creusée dans la roche au fil du temps par la rivière de Bras Rouge. Mais tout d’abord il y a une belle balade avec des vues magnifiques sur le cirque de Cilaos.
Depuis quelques décennies, pendant l’hiver austral, l’île de la Réunion est devenu une aire de reproduction des baleines à bosse sans qu’on puisse expliquer vraiment pourquoi elles s’en sont détournées jusqu’alors. Ce phénomène est étudié sérieusement que depuis 20 ans, l’association Globice de protection de l’environnement a notamment commencé en 2004 le décompte des baleines observées par l’identification des caudales qui sont propres à chaque individu et la tendance est clairement à la hausse même sans qu’on puisse toutefois expliquer la variabilité d’une année à une autre. On peut s’étonner également de constater que les baleines sont globalement peu fidèles aux eaux réunionnaises car sur la période de 2001 à 2020 et 1663 individus observés, seuls 44 sont déjà venus deux fois.
Suite à mon récent séjour en Islande, je continue de monter les vidéos que j’ai pu prendre sur place. Donc après le tour du cercle d’or, voici la dernière vidéo. Elle commence au niveau des falaises d’Arnastapi dans la péninsule de Snaefellsnes au nord-ouest de l’île, au pied du volcan Snæfellsjökull bien connu des lecteurs de Jules Verne pour être le point d’entrée du voyage au centre de la terre. Ces falaises sont réputées pour les milliers d’oiseaux marins qui les peuplent avec des colonies de mouette tridactyle et pétrel fulmar, notamment, au large on pourra également voir s’approcher les baleines à bosse.
Ce n’est pas la porte à côté par rapport à Reykjavik car il faut bien compter 2h30 de route, mais ça vaut franchement le détour. Pas de bol ce jour là, il faisait gris, il pleuvait même et on n’a même pas pu voir le Snæfellsjökull en décor de fond. En revanche les oiseaux étaient bien là et leurs chants sont tout simplement assourdissants vu leur nombre.
La vidéo continue ensuite avec un tour vers le sud vers la magnifique et sauvage plage de sable noir de Reynisfjara qui a été un lieu de tournage de Game of thrones ou de Star Trek into darkness. Là aussi, il faut compter 2h30 de route, on pourra s’arrêter au passage au phare de Dyrhólaey dont la vue au sommet vaut franchement le détour. Ce jour là le vent soufflait à en décorner les bœufs et la température était tout simplement glaciale, on ne pouvait guère rester plus que quelques minutes.
Je reviens d’un court séjour en Islande, c’est la deuxième fois que je me rends sur place et ça ne sera certainement pas la dernière, j’ai encore tout le côté est, le nord et le centre du pays à découvrir. C’est un pays franchement extraordinaire qui offre des paysages somptueux et hors normes, pas étonnant que l’Islande soit un lieu de tournage grandeur nature pour super productions (Games of thrones, Star Wars, Star Trek, Interstellar pour ne citer qu’eux).
Voilà donc un premier post pour vous donner l’envie de vous rendre sur place. Tout touriste qui se respecte commence son périple islandais par la visite du cercle d’or. C’est un circuit proche de Reykjavik qui comprend plusieurs sites d’intérêts à moins de 2h de route, ils comprennent a minima les sites de Þingvellir, Geysir et Gullfoss, on y a rajouté Kerið. C’est un circuit qui a l’avantage de pouvoir se faire en une demi journée, ce n’est pas toujours le cas la plupart du temps les sites sont assez éloignés de Reykjavik et nécessitent de partir à la journée.
La vidéo ci-dessous est un condensé de ce circuit.
Le site de Þingvellir est un site historique islandais où un des premiers parlements au monde se réunissait dès 930 et cela jusqu’en 1798 et même si Reykjavik est devenu le cœur politique à la fin du XVIIIème siècle, la république d’Islande fut proclamée à cet endroit en 1944. Il n’existe plus aucun vestige de constructions anciennes, mais il faut être honnête ce n’est pas trop pour cela qu’on y va, le site est remarquable car c’est une zone de rift avec la faille d’Almannagjá qui forme un canyon entre les plaques tectoniques américaine et européenne dans lequel on peut circuler dans des décors vraiment fantastiques.
Il y a une jolie promenade d’à peu près 5km dans le parc au départ de plusieurs parkings aménagés, le plus important avec les boutiques à touriste est le parking 1, il permet d’avoir une vue d’ensemble sur le site et de descendre via la faille d’Almannagjá qui se prolongent sur plusieurs kilomètres.
Petite mauvaise surprise les différents parkings sont maintenant payants comme ceux de la plupart des sites touristiques (il faut compter autour de 8€), c’est une nouveauté par rapport à mon premier séjour où tout était gratuit, mais fort heureusement l’accès de ces sites naturels en plein air reste gratuit. Il faut bien profiter de la manne touristique. Pour certains sites il faudra payer via une application, vous pouvez ignorer de le faire car quand vous rendez la voiture de location, on ne vous oublie pas et il faudra régler ce que vous devez.
Après le retour de la randonnée de l’Artzamendi voilà celui de la montée de la Rhune, toujours dans le pays basque. La Rhune est une montagne d’un peu plus de 900m qui surplombe la côte basque, à son sommet on a une magnifique vue panoramique de Hendaye à Biarritz en passant par Saint Jean de Luz. Autre particularité de la Rhune, la ligne de frontière passe au sommet et on se retrouve en Espagne quand on va boire un coup ou manger aux restaurants qui s’y trouvent. La particularité néanmoins la plus notable est le petit train à crémaillère qui fait la notoriété du site et qui évite aux moins courageux l’ascension à pied.
Le petit train à crémaillère à son terminus au sommet de la Rhune
C’est une randonnée très populaire, comprendre il y a beaucoup de monde sur les pistes et d’un niveau très hétéroclite, mais la piste est assez large pour qu’on ne se gène pas trop, il faut néanmoins faire avec ceux qui descendent quand vous montez (et vice-versa). Elle n’est pas spécialement difficile pour des randonneurs aguerris, les derniers kilomètres sont certainement les plus ardus avec une forte pente et un sol très irrégulier avec pas mal de caillasse.
Voilà une description d’une randonnée réalisée récemment dans l’arrière pays basque dans les contreforts des Pyrénées. Il s’agit de l’ascension du mont Artzamendi qui culmine à 924m en passant par trois cols, celui de l’Ane, du Mehatxe et celui d’Arzatey. On franchit à cette occasion la frontière espagnole au niveau des bornes numérotées 82 et 83. Cette randonnée se caractérise par des paysages vraiment splendides et par la richesse de la faune qu’on peut observer relativement facilement.
Mère et fille sur le sentier de l’Artzamendi
On a parfois l’impression de se retrouver dans une steppe mongol comme on peut le voir sur la photo ci-dessous avec les petits chevaux basques prénommés pottok qui errent en totale liberté.
Pottok sur le sentier de l’Artzamendi
Ces chevaux ne sont pas du tout farouches et se laissent volontiers approcher.
Face à face avec avec les pottoks (chevaux basques)
Outre les chevaux, on peut observer une foultitude vautours fauves qui planent plus ou moins haut.
Je découvre dans le rapport 2020-2021 sur la pauvreté en France édité par l’observatoire des inégalités qu’il n’y a pas moins de 9 villes réunionnaises qui sont parmi les 20 villes de plus de 20000 habitants qui ont le taux de pauvreté le plus fort, dont cinq sont en tête ! On pourra retrouver ce triste classement par ici. Les trois premières villes sur le podium sont le Port, Saint-Benoît et Saint-Louis, elles comptent pas moins de 47%, quasiment la moitié, de leur population qui vit en dessous du seuil de pauvreté, c’est à dire avec un niveau de vie inférieur à 60% du niveau de vie médian (1063€ pour une personne seule en 2018). Un classement similaire a été établi sur la base du nombre de personnes pauvres, on retrouve les grandes villes de métropole qui forcément comptent beaucoup d’habitants, on retrouve néanmoins les deux plus grandes villes de la Réunion, à savoir Saint Denis et Saint Pierre, à la place respective de 9ème et 20ème place et Saint Paul à la 18ème place.
Cela illustre le fait que quasiment 4 réunionnais sur 10 vivent sous le seuil de pauvreté. A titre de comparaison cette étude de l’INSEE nous dit que la Seine Saint Denis qui est le département métropolitain le plus pauvre, avait un taux de 27,9% de pauvreté en 2017 à comparer au 38,3% réunionnais, la moyenne nationale étant de 14,5%. Le seuil des 20 % des plus pauvres est même à 242€ à la Réunion alors qu’il est à 585€ en Seine Saint Denis (chiffres 2011) !
Habitat insalubre dans le cirque de Mafate
D’après une autre étude de l’observatoire des inégalités qui date de 2013, à la Réunion l’indice de Gini est à 0,53 (plus il est proche de 1, plus les inégalités sont fortes) à comparer au 0,31 de la métropole. En résumé la Réunion est à un niveau d’inégalités équivalent à celui de la France à la fin du XIXème siècle. Paris qui est le département le plus inégalitaire de métropole avec un indice à 0,5 reste moins inégalitaire que la Réunion. Car ce qui caractérise la Réunion est qu’elle est le département français le plus inégalitaire, elle détient le record national du plus grand nombre de redevables de l’impôt sur la solidarité et la fortune (ISF) et dans le même temps celui des bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) ! Autres chiffres, 30 % des plus riches ont un revenu cinq fois supérieur aux 70 % les plus pauvres.