Archives de catégorie : Nautisme

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Sortie croiseur de Noël

Certainement notre dernière sortie de l’année en voilier, une sortie en groupe de 5 croiseurs à la journée avec une halte digestive pique nique à Camaret. C’était plutôt osé pour la saison, mais finalement nous partîmes au moteur dans des conditions pétolesques sous un ciel bien gris comme on peut le voir sur cette photo

DSCN9467pour retrouver un franc soleil et du vent en seconde partie de journée.

DSCN9542l’occasion de faire quelques rencontres comme le navire sismique à étrave inversée Oceanic Sirius

DSCN9438et cette mouette devant l’Atout Chance de l’école des mousses

DSCN9484Voilà ce que donne notre trace GPS, sortie du goulet à marée descendante au moteur jusqu’à ce qu’on trouve du vent au niveau du plateau des fillettes, retour vent de travers dans le goulet avec la marée dans le dos qui nous « pousse » avec une pointe de vitesse à 10 nœuds, plutôt impressionnant, un petit détour vers l’Auberlach puis un passage entre la pointe de l’Armorique et l’île ronde, et descente vers le port vent arrière sous le soleil couchant.

2015-12-13-croiseur-camaret

Windsurf dans la tempête

Le titre est accrocheur, mais soyons honnête, ce n’était pas la tempête mais seulement un coup de vent si on se réfère à l’échelle de Beaufort. On va dire juste un 7 à 8 beaufort de nord-ouest, c’est à dire un bon 30 nœuds établis avec des claques à plus de 40 noeuds tout de même. Pas de quoi m’effrayer pour me lever tôt et profiter de la marée montante malgré les 6° sous abri. Mise à l’eau à 9h à Lampaul Ploudalmézeau, sur le spot des 3 moutons, appelé à tort Tréompan qui est la plage plus à l’ouest. Avant cela il a fallu affronter les éléments pour littéralement trainé son matériel sur la plage avec des volées de sable qui fouettent et meurtrissent le visage et un vent à décorner les bœufs.  Pour une fois je n’étais pas le premier à l’eau, j’ai été devancé par un gars en 4.5 qui a souffert bien davantage que moi, puisque j’avais mis ma voile Naish Session de 3.4 bien plus adaptée même si je restais très surtoilé ce qui obligeait souvent à freiner inconsciemment pour ne pas se satelliser à la moindre vague. Fort heureusement, les vagues étaient de taille modeste avec dans les belles séries une taille de 1,5m, malheureusement avec le vent de nord-ouest et le vent de folie pas facile d’avoir une voile neutre pour pouvoir surfer. Néanmoins pendant 1h30, j’ai pris du plaisir et je n’ai trop merdouillé mes manœuvres compte tenu des conditions hardcore. Le matin à la fraîche, j’ai pu profiter des magnifiques couleurs et lumières générées par le soleil levant, une bonne occasion de vivre l’instant présent intensément.

Pour la circonstance j’ai ressorti ma GoPro HD4 en la laissant en mode classique HD et 50 images par seconde avec une position sur le casque et sur l’avant du wishbone côté tribord et bâbord amure. Voilà le résultat.

Sous kdenlive je me suis amusé à gérer les vues multiples. Ca m’a pris pas mal de temps à comprendre comment utiliser cet effet car c’est assez peu documenté. A l’occasion je ferai un tutoriel pour expliquer comment faire.

Week end nautique

Décidément le week end n’est pas fait pour se reposer, 2h de navigation en planche à voile au taquet en flotteur de vague et voile de 4,7m2 le samedi matin puis j’enchaîne l’après midi sur une sortie de 3h en voilier J80 histoire de passer entre l’île des morts et l’île Trébéron dans la baie de Roscanvel. Ces deux îles ont une histoire intéressante, Trébéron est une ancienne zone de quarantaine pour la ville de Brest créée au XVIIIème siècle sur laquelle un lazaret a été construit. Les personnes qui ne survivaient pas à la quarantaine étaient enterrées sur l’île des morts, d’où son surnom. Depuis le début des années 60 elles sont désaffectées et interdites d’accès. Voilà la trace GPS de notre périple.

2015-11-08-j80-ile-mortsLe dimanche, j’ai à nouveau fendu le plan d’eau avec l’aileron de ma planche à voile, de slalom cette fois-ci dans des conditions plutôt moyennes avec un vent qui oscillait entre 12 et 25 nœuds, heureusement que le soleil était de la partie, ça compense. Pour terminer l’après midi, balade au bord de mer sur la côte nord pour observer les oiseaux, comme ces mouettes.

Olivier_Hoarau-mouettesCes aigrettes garzette

Olivier_Hoarau-aigrette-garzettece groupe de tournepierres agglutinés sur un rocher

Olivier_Hoarau-tournepierresde plus près

Olivier_Hoarau-tournepierre2

Week end voilier

Un petit weekend sympa en voilier direction le sud Finistère au départ de Brest avec une escale à Douarnenez, un trajet de pas loin de 140km comme on peut le voir sur la trace GPS.2015-10-25-tracegps-croiseur-douarnenezLa trace rouge est l’aller, départ tôt le matin à l’étale de marée basse histoire de pouvoir passer le goulet sans se prendre de face le courant rentrant de la marée montante. Départ avec un vent de 15 nœuds de sud-ouest forcissant avec une prise de ris. On est sorti du goulet quasiment sur un bord puis après quelques virements de bord, on est resté quasiment sur un bord de travers pour franchir les tas de pois jusqu’au cap de la Chèvre. Une fois le cap de la Chèvre franchi, notre vitesse était tellement élevée qu’on a fait un petit tour dans la baie, pour ne pas arriver trop tôt au port de Douarnenez. Sur place quelques manœuvres de port pour exercice sur moteur jusqu’à ce que le vent monte sensiblement brutalement autour de 6 bfts et qui nous surprend dans nos manœuvres dans un espace étriqué et encombré, après quelques frayeurs on se cale à quai et on ne bouge plus. On en profite pour aller visiter la ville et son port musée.

15-10-24-douarnenezLe lendemain retour à Brest sous le soleil avec une orientation de vent de sud-est sous un grand ciel bleu. Départ sous spi asymétrique avec un vent faiblounet, on s’est trainé pour sortir de la baie de Douarnenez avec une vitesse moyenne de 3 nœuds. Au passage du cap de la Chèvre le vent a heureusement forci et on a tracé vers les tas de pois toujours sous spi, les trains de houle avec des creux de 2,5m sont certes magnifiques à regarder avec les décors de la côte bretonne mais obligent le barreur à avoir une vigilance de tous les instants pour ne pas partir au lofe ou à l’empannage.

15-10-25-croiseur-chevreAu passage de la pointe du Toulinguet, on se met à la cap histoire de casser la croûte, on s’éternise un peu car le moment est plutôt agréable et du coup on loupe un peu l’étale de marée haute et on se retrouve à remonter le goulet face au courant, jusqu’à se retrouver complètement scotché devant le phare de Saint Anne du Portzic. Après quasiment 16 heures de navigation au total on se résout à terminer au moteur le dernier kilomètre.

 

Science of stupid windsurfing

Ceux qui ont le bouquet satellite ou câble qui va bien connaissent peut être « science of stupid » sur national geographic channel. C’est une émission de vulgarisation scientifique, elle se base sur des courtes séquences vidéos où généralement des individus se gamellent dans différentes situations et ça permet d’illustrer un principe physique sur le ton de l’humour.
Il se trouve que dans un épisode récent , référencé sous le numéro S2 E14, il y a une séquence spécial windsurf. Voilà la version française, la partie windsurf  commence autour de 15min25s.

Le présentateur Richard Hammond est peu amène envers le windsurf, il fait passer les windsurfers pour des has been. Au niveau de 16m30s de la vidéo, on voit un gars avec une voile jaune Naish Session se manger une vague, c’est bibi ! En j’ai été contacté il y a plusieurs mois par les responsables de l’émission pour pouvoir utiliser ma vidéo, dont voici l’original sur ma chaîne youtube.

 Çà m’a rapporté 150€, ça m’a remboursé une partie du mât que j’ai dû racheter…

Séjour voilier à Molène

Week end en voilier avec une nuit au mouillage à Molène avec un temps mi figue mi raisin, mais comme on dit en Bretagne, ça aurait pu être bien pire ! Ainsi on s’attendait à affronter un coup de vent dans la nuit au mouillage, ce qui nous avait fait choisir l’île de Molène plutôt que l’île d’Ouessant plus exposé et finalement le vent a été bien moins fort que prévu.

L’île de Molène c’est 1200 sur 800m avec un tout petit village dont autant dire qu’on fait vite le tour. Le village n’est pas très joli, il n’y a aucune unité architecturale, les vieilles pierres cohabitent avec des maisons au mur gris des années 60 à 70, le village de l’île de Houat est autrement plus jolie pour comparaison. La balade est néanmoins sympa surtout après plusieurs heures de navigation en mer d’Iroise où il faut rester très attentif car on passe par des chenaux matérialisés par un tas de bouées  dont il vaut mieux surtout ne pas s’écarter tant les parages sont constellés de cailloux et de hauts fonds de partout et ont causé et continuent à causer des naufrages.

J’ai créé une galerie photo avec les plus belles photos de cette navigation, je n’ai pas été gâté par la météo pour la lumière, il fallait viser les rares rayons de soleil qui tentaient péniblement de percer. Pour la galerie, ça se passe par ici.

Et voilà la trace GPS.

voilier-31-5-1593 km (soit 50 nautiques) en 11h de navigation avec des pointes à 9 nœuds quand même, sur un croiseur Oceanis 323 à 5 personnes.

Régate dans la rade de Brest

Régate dans la rade de Brest ce dimanche avec la coupe du Grenoc, malgré un avis de grand frais avec un vent de sud-ouest bien soutenu de 20-25 nœuds puis forcissant à 30 nœuds. Plutôt sportif et humide avec les paquets d’embruns que l’étrave soulevait, heureusement que le soleil était de la partie, je suis revenu cuit. On a très bien géré l’envoi de spi malgré la force du vent, par contre sur un bord les vagues nous faisaient rouler et l’une d’entre elles nous a poussé au lofe, le bateau s’est couché et on a failli perdre notre barreur qui a été tenu par les glissières ! C’était chaud !

J’avais ma GoPro fixée sur la poitrine, ça restitue quelque peu l’ambiance d’autant que j’ai laissé la bande son d’origine. Par contre elle était orientée un peu trop basse comme on peut le voir sur la vidéo.

Quant aux résultats de la régate, peu importe, on s’est bien éclatés et c’est le principal.

Sortie voilier croiseur et GPS garmin

Bonne sortie d’une journée sur un croiseur hier, une petite virée de 32 nautiques (60km) histoire de sortir du goulet de Brest d’aller au pied (presque) du phare de la pointe Saint Mathieu dans un vent bien établi en 4 et 5 bft avec une petite pause au mouillage à l’abri du fort de Berthaume. Voilà ce que ça donne niveau trace GPS.

2015-04-25-tracegps-sortie-croiseurParti sous une pluie soutenue, le ciel s’est complètement dégagé à mi journée. Cela nous a permis d’admirer sous un angle inédit le phare de la pointe Saint Mathieu dans la perspective de la tourelle des vieux moines.

pointe-saint-mathieuJ’en ai profité pour réinstaller les outils pour piloter un GPS Garmin (en l’occurence un forerunner 310XT) sur ma mageia 4.1. J’ai laissé tomber le plugin garmin sous firefox qui ne marche plus, j’utilise maintenant en ligne de commande antfs-cli (qui s’appelait auparavant Garmin-Forerunner-610-Extractor ou Garmin-Extractor) puis un soft évolué comme turtlesport ou myTourBook qui permet de visualiser graphiquement les traces GPS et d’en faire l’analyse. J’ai mis à jour Pilotage des outils garmin forerunner sous linux sur mon site FUNIX.

Windsurf en mode lagon et ralenti

Magnifique soleil aujourd’hui et un vent de nord-est soutenu de 5-6bfts, direction la côte nord ce matin pour une session freeride sur un spot désert, 2 planches à voile (dont moi) et 2 kites. Avec la marée basse, un mètre de profondeur, l’eau était turquoise et transparente, un vrai régal, on se serait cru sur un lagon. Voilà ce que ça donne :

Niveau technique, j’avais utilisé ma fixation maison avec la vue à la troisième personne, avec le souvenir latent de ma perte de ma GoPro HD3 silver,  j’ai mis deux sécurités à ma nouvelle GoPro HD4 Black Edition : un bout qui résiste à une tonne de tension, et un leash. La GoPro était réglée dans le mode 1080p et 120 images par seconde. Au montage, j’ai ralenti les séquences à 70%, les ralentis sont à 15% de la vitesse normale.

Le tout est bien évidemment monté sous linux avec kdenlive.

Exocet powa !!

Ça faisait un bout de temps que j’en avais marre de me faire doubler en slalom et de plafonner à 25 nœuds, c’est sûr qu’avec un flotteur de vague ou de freeride, on ne peut pas espérer atteindre des sommets de vitesse. J’ai cassé la tirelire la semaine dernière et j’ai acheté un flotteur d’occasion de slalom Exocet RS2 91l de 2011 chez Notik au port de plaisance de Brest.  Elle n’était quand même pas en super état, pas mal de réparations, le nose abîmé, sans compter qu’elle était franchement crado avec les pads sales et du sable de partout ! Bref pas très engageant, son propriétaire ne devait franchement pas être très soigneux. Du coup j’ai eu une ristourne immédiate quasi sans négocier. Pour achever de me décider, alors que j’hésitais encore, Jean Marie Guiriec, himself, est rentré dans le magasin. Jean Marie Guiriec est justement le shaper de la marque Exocet dirigé par l’ex champion du monde de funboard Patrice Belbeoc’h. J’ai donc eu des conseils avisés de première main et un examen du maître.

Je l’ai testé aujourd’hui avec un vent de nord-est glacial bien établi à 5bft, avec ma voile XO sails shark 5.7, comme ça j’étais complètement assorti.

exocetLe moins qu’on puisse dire est qu’après avoir connu que des flotteurs old school avec des shapes d’il y a dix ans, c’est très déroutant. J’ai l’impression d’être sur une porte, c’est super large alors qu’il a guère plus de volume que mon flotteur de freeride Bic KPR 8′ ‘ 5’, j’ai eu du mal à trouver mes marques. Idem pour les jibes, il y a tellement de place qu’on sait pas où placer ses pieds, sans compter que le plan a intérêt d’être bien plat, car étant court, il a tendance à enfourner. Bref pas mal de déchets et je n’ai pas encore trouver le positionnement parfait qui me permette à coup sûr de passer le jibe full speed, en tout cas ça demande de l’engagement et je ne pense pas qu’on puisse être aussi incisif qu’avec un flotteur classique. Pour le virement de bord, je n’ai pas essayé, mais j’ai des sérieux doutes qu’on puisse les passer aisément. Par contre une fois calé, ça dépote sans qu’on ait l’impression de forcer avec un flotteur sur un rail, ça me change de mes flotteurs volages dès qu’on dépasse les 20 nœuds. Je n’ai quand même pas explosé les records, j’étais bien toilé sans plus et je ne suis pas passé en survitesse, il aurait fallu sans doute que je mette ma 6.5, je dois me contenter d’un très modeste 22 nœuds.