Archives de catégorie : Logiciels libres

Passage à Mageia 6 Cauldron

Récemment j’avais évoqué dans un post mon passage aux logiciels de montage vidéo sous linux OpenShot Video Editor 2.1 et kdenlive 16.08.1. Il s’avère en fait que ça marchait quand même pas très bien, hyper lent voire inutilisable pour le premier et aucune sortie vidéo pour le second ! J’avais laissé tomber pour OpenShot  et j’ai dû me résoudre à downgrader kdenlive. Je suis persuadé que mes soucis viennent de versions boguées des packages de KDE Framework 5 (KF5) de ma Mageia 5 que j’avais installés pour pouvoir utiliser les versions récentes de kdenlive qui ne fonctionnent que sous KF5 (cf. ce post). Pied au mur même si je n’aime pas du tout utiliser une version instable, j’ai fait une mise à jour vers Mageia 6 Cauldron. C’est assez simple à faire, on supprime d’abord tous les dépôts de la Mageia 5:

urpmi.removemedia -a

on rajoute ceux de la Mageia 6

urpmi.addmedia –distrib –mirrorlist ‘http://mirrors.mageia.org/api/mageia.6.$ARCH.list’

on fait une simulation d’installation en tapant

urpmi –replacefiles –auto-update –auto –download-all –test

s’il n’y a pas d’erreur, on lance alors la commande suivante

urpmi –replacefiles –auto-update –auto –download-all

et là surprise, tout a à l’air de fonctionner, l’authentification par serveur LDAP, l’automontage, l’imprimante Canon Pixma IP3600, le scanner Epson perfection v30, la tablette XL ThinLine (voir par ) et tout le reste. J’étais resté sur le souvenir de mise à jour désastreuse avec la Mandrake. Du coup pour les changements de version, je partais toujours d’une install « vierge » en conservant juste les partitions de données. J’ai toutefois un peu galéré pour refaire fonctionner ma batterie de logiciels multimédia car mon PC est avant tout une station de montage vidéo. Il faut dire que j’avais gardé les répertoires des binaires et bibliothèques de ma Mageia 5 sous /usr/local/bin et /usr/local/lib. La Mageia 6 m’avait installé les headers de ffmpeg et autres bibliothèques qui rentraient en conflit avec mes propres installations avec les sources. Au final melt me renvoyait un segmentation fault et kdenlive plantait. J’ai bien tenté d’installer le package mlt de la Mageia, kdenlive fonctionne bien, mais il est toutefois dommage qu’il y ait un tas de fonctionnalités qui ne soient pas compilées de base. On s’étonne ensuite que les gens se plaignent qu’il y ait un tas de fonctions qui ne marchent pas sous kdenlive ensuite. Je ne pouvais donc pas rester en l’état.

J’ai supprimé tout ce qu’il y avait sous /usr/local et j’ai recommencé à zéro à tout recompiler, j’ai pris soin également de supprimer des headers comme ceux de ffmpeg (avec parfois l’option –nodeps de rpm). En prenant ces précautions kdenlive 16.08.2 marche sans problème, pour OpenShot Video Editor j’ai encore un soucis d’interfaçage avec blender qu’il ne trouve pas. Quelques logiciels m’ont posé pas mal de soucis comme l’outil de montage vidéo cinelerra, d’animation 2D SynfigStudio, et lecteur audio/gestionnaire bibliothèque audio Clementine mais grosso modo tout refonctionne à nouveau.

Il y a encore quelques détails gênants qui ne fonctionnent pas correctement ou pas du tout

  • le copier/coller à partir de ou vers un shell avec vi ne fonctionne pas, c’est super pénible
  • le vidage de ma GoPro ne fonctionne plus par USB, j’ai droit à une erreur d’entrée/sortie systématique, je suis obligé d’enlever ma carte microSD pour la mettre dans un adaptateur SD
  • il y a du franglais un peu partout
  • pas moyen de mettre les faces icônes avec le gestionnaire de connexion SDDM

Mais bon globalement, quitte à me répéter, ça marche plutôt bien et ça augure d’une excellente mouture de Mageia. Il reste toutefois du travail dans les détails de finition.

J’ai mis à jour mon site funix, et en particulier les pages suivantes, ça vous donnera une idée des modifications à apporter pour les installer sous Mageia 6.

– page outils de base pour la vidéo, passage à x264-snapshot-20161007-2245, x265 2.1, et OpenCV 3.1.0 et ffmpeg 3.1.4, suppression de libfame, mjpegtools, libquicktime et libaac devenus obsolètes
– page transcodage vidéo, passage à avidemux 2.6.14, HandBrake 0.10.5
– page conteneur vidéo, passage à libmatroska 1.4.5 et mkvtoolnix 9.5.0
– page lecteur vidéo, passage à libdvdread 5.0.3, vlc 2.2.4 et MPlayer 1.3.0
– page montage vidéo, passage à kdenlive 16.08.2, LiVES 2.8.0, OpenShot Video 2.1 et blender 2.78
– page outils multimedia pour mediacenter, passage à audacious 3.8 et kodi 16.1

FlashPlayer est bloqué sur votre ordinateur

je me suis retrouvé du jour au lendemain avec le message « FlashPlayer est bloqué sur votre ordinateur » en utilisant firefox (version 49.0.1) sur des sites comme deezer, alors que j’utilisais freshplayer jusqu’à présent sans problème particulier.

J’avais rédigé il y a quelques temps un post pour l’installation de freshplayer qui est une alternative au plugin d’Adobe et qui se base sur  google chrome. L’installation diffère quelque peu, les étapes à suivre sont les suivantes pour que tout retombe en marche.

On installe tout d’abord le compilateur ragel, ainsi que la dernière version de google-chrome, comme explicité dans le post cité plus haut. Puis on récupère la dernière version de freshplayer en tapant

git clone https://github.com/i-rinat/freshplayerplugin

dans le répertoire freshplayerplugin on tape maintenant

mkdir build
cd build
cmake ..
make

puis en tant que root on déplace le plugin dans le répertoire de plugins de firefox

cp libfreshwrapper-flashplayer.so /usr/lib64/mozilla/plugin

on fera attention de supprimer tous les anciens plugins flash à cet endroit (libfreshwrapper-pepperflash.so ou libflashplayer.so notamment). Maintenant sur le site d’adobe on va récupérer la dernière version 23 libpepflashplayer.so qu’on placera sous

/opt/google/chrome/PepperFlash

J’ai dû préalablement créer le répertoire PepperFlash. On relance firefox et en se rendant sur cette page on voit qu’on utilise la version 23.0.0.185 du plugin. En regardant dans le gestionnaire de modules complémentaires de firefox, on voit qu’on utilise la version 13.1 de Shockwave Flash.

OpenShot Video 2.1

J’ai installé la dernière version du logiciel de montage vidéo sous linux OpenShot Video 2.1.0. Honnêtement je n’ai pas trop vu la révolution par rapport à la dernière version 1.4.3, ça reste assez basique et avec beaucoup moins de fonctionnalités que la référence sous linux kdenlive. L’installation sur ma mageia 5 à partir des sources et assez ardu, d’autant qu’il faut installer également la dernière version du logiciel de manipulation 3D blender.

Il faut que j’aille plus loin dans son utilisation, mais je rencontre des problèmes de lenteur qui m’étonne sur mon i7. Tant qu’à faire j’ai installé la dernière version des bibliothèques vidéo standards sous linux, OpenCV 3.1.0, ffmpeg 3.1.4, ainsi que kdenlive 16.08.1. Malheureusement je n’ai aucune sortie vidéo ! J’ai beau installé les dernières versions en développement de mlt et frei0r, c’est pareil. Finalement j’ai du downgrader avec la version 16.04.0.

Du coup j’ai mis à jour mon site funix avec les modifications suivantes:

– page outils de base pour la vidéo, passage à x264-snapshot-20161007-2245, x265 2.1, et OpenCV 3.1.0 et ffmpeg 3.1.4
– page transcodage vidéo, passage à avidemux 2.6.14 et HandBrake 0.10.5
– page conteneur vidéo, passage à libmatroska 1.4.5 et mkvtoolnix 9.4.2
– page lecteur vidéo, passage à libdvdread 5.0.3, vlc 2.2.4 et MPlayer 1.3.0
– page montage vidéo, passage à kdenlive 16.08.1, LiVES 2.8.0, OpenShot Video 2.1 et blender 2.78

– page outils multimedia pour mediacenter, passage à audacious 3.8 et kodi 16.1

GPS TOMTOM le déclin

J’avais exposé dernièrement dans un post les déboires que j’ai connues en utilisant un GPS TomTom Via135 lors de mes dernières vacances. Pour résumer, il était totalement inutilisable dans les grandes villes et en montagne, son algorithme est plus que discutable car alors qu’on a choisit l’autoroute, il vous écarte des grands axes de circulation pour vous faire prendre des petites routes, voire des chemins quasi impraticables, j’y ai laissé la prise d’une attache remorque. Cerise sur le gâteau, il ne connaît pas certains sites et lieux dits. Ce qui me fait dire que mon GPS TomTom a un sérieux problème de calculateur et de puce GPS. Dans le même temps ma tablette avec Navfree et des cartes d’OpenStreetMap s’est parfaitement comportée, choisissant toujours les itinéraires les plus utilisés, ne décrochant jamais en montagne (sauf dans les tunnels bien entendu) ou en ville, et avec des cartes bien plus complètes que celles de TomTom. Au point qu’au bout de quelques jours de vacances itinérantes en Espagne et Portugal, j’avais abandonné mon GPS au profit de ma tablette, qui est du reste également un excellent moyen pour faire du tourisme en mode piéton. C’est quand même une grande déception, car j’ai eu pendant des années un GPS TomTom Start qui marchait (et qui continue à marcher) très bien mais limité à la France.

Je m’en suis évidemment ouvert au SAV et sur le forum de TomTom.  Beaucoup ont abondé dans mon sens, en rajoutant que TomTom qui a longtemps été leader du marché s’est totalement laissé dépasser, y compris par les logiciels libres, d’autres ont rajouté que certains marques comme Mio avaient des algorithmes bien plus performants. Pas la peine de chercher ces posts ils ont été systématiquement supprimés quelques heures après avoir été postés, je constate qu’on a le sens de la critique chez TomTom…  Du côté du SAV, pas mieux, évidemment c’est moi qui ne sais pas me servir de mon GPS, j’ai eu la surprise d’apprendre que parfois il faut laisser le GPS tourner à poste fixe pendant une heure pour que le calcul de position converge !  Dans un voyage itinérant comme j’ai pu faire, c’est vachement pratique, alors que dans le même temps ma tablette convergeait en deux minutes max. Bref aujourd’hui, j’ai définitivement basculé sur ma tablette pour les grands voyages, j’ai remisé dans un coin mon GPS TomTom VIA 135 inutilisable et invendable, et j’ai ressorti mon vieux TomTom Start pour les usages au quotidien dans les parages.

Récupération d’un fichier supprimé d’un système de fichiers NTFS sous linux

Tête en l’air j’ai supprimé machinalement un fichier vidéo sur le disque dur externe qui me sert de transfert entre mon boitier avermedia (qui me sert à enregistrer les films d’une box) et mon PC qui me sert à générer la vidéo finale (c’est à dire en supprimant toutes les pubs et en générant au format HEVC). Bref j’ai cherché du coup un outil sous linux permettant de récupérer des fichiers supprimés d’un système de fichiers NTFS. J’ai trouvé ntfsundelete qui la plupart du temps se trouve fourni dans le package ntfs-3g de la plupart des distributions, sauf de ma mageia 5… Direction donc vers la homepage de nfts-3g pour récupérer la dernière version. Ça se compile assez facilement avec l’enchaînement des commandes:

tar xvfz ntfs-3g_ntfsprogs-2016.2.22.tgz
cd ntfs-3g_ntfsprogs-2016.2.22
./configure
make

et puis sous root

make install

toujours sous root, on invoque maintenant ntfsundelete en pointant vers le fichier spécial du disque dur externe comme ceci:

ntfsundelete /dev/sdc1 > audit.txt

la sortie de la commande est assez mirobolante, pour une facilité de lecture je l’ai renvoyée vers un fichier texte qu’on pourra éditer facilement. Cela donne quelque chose comme cela :

Inode Flags %age Date Time Size Filename
-----------------------------------------------------------------------
16 F... 0% 2013-08-14 17:21 0 <none>
17 F... 0% 2013-08-14 17:21 0 <none>
18 F... 0% 2013-08-14 17:21 0 <none>
19 F... 0% 2013-08-14 17:21 0 <none>
20 F... 0% 2013-08-14 17:21 0 <none>
21 F... 0% 2013-08-14 17:21 0 <none>
22 F... 0% 2013-08-14 17:21 0 <none>
23 F... 0% 2013-08-14 17:21 0 <none>
37 F..! 0% 2016-09-04 22:54 0 <none>
150 FN.! 10% 1970-01-01 01:00 7596391169 <none>

(…)

20159 FN.. 0% 2015-12-25 16:28 3000946 Royal band - I TE PO E TE AO.mp3
20160 FN.. 0% 2015-12-25 16:28 6905103 Royal band - Te reo.mp3
20161 FN.. 0% 2015-12-25 16:28 2165028 Royal Band live _Moora perehu.mp3

(…)

22031 FN.. 100% 2015-12-25 19:50 5476245 DSCN7605.JPG
22032 FN.. 100% 2015-12-25 19:50 4954432 DSCN7492.JPG
22033 FN.. 100% 2015-12-25 19:50 5689398 DSCN7550.JPG
22034 FN.. 100% 2015-12-25 19:50 6071309 DSCN7568.JPG

(…)

22182 FN.. 71% 2015-12-25 19:51 5955730 DSCN7710.JPG
22183 FN.. 29% 2015-12-25 19:51 5099665 DSCN7678.JPG
22184 FN.. 11% 2015-12-25 19:51 5972635 DSCN7773.JPG
22185 FN.. 12% 2015-12-25 19:51 5795861 DSCN7674.JPG
22186 FN.. 13% 2015-12-25 19:51 6281364 DSCN7721.JPG

(…)

219383 FN.! 0% 1970-01-01 01:00 0
219384 FN.! 0% 1970-01-01 01:00 0
219385 FN.! 0% 1970-01-01 01:00 0

Files with potentially recoverable content: 43556

Pour faire simple 43556 fichiers peuvent être récupérés sur un volume de 250Go !! Seuls les fichiers identifiés avec un 100% pourront être totalement récupérés, vous pouvez tenter de récupérer ceux qui n’atteignent pas les 100% mais il n’y a strictement aucune garantie qu’ils soient encore lisibles et encore moins exploitables.  Vous pouvez également ne faire apparaître que les fichiers récupérables en tapant :

ntfsundelete  -p100  /dev/sdc1 > audit.txt

Pour chercher ma vidéo je vais chercher les fichiers d’une taille entre 1 et 20Go

ntfsundelete -p100 -S 1g-20g /dev/sdc1 > audit.txt

malheureusement pour moi ça s’est mal passé, je n’ai pas retrouvé mon fichier 🙁

Pour l’exercice, si j’avais voulu récupérer le fichier DSCN7550.JPG qui est identifié par l’inode 22033  il suffira de taper:

ntfsundelete /dev/sdc1 -u -i 22033
Inode Flags %age Date Size Filename
---------------------------------------------------------------
22033 FN.. 0% 2015-12-25 19:50 5689398 DSCN7550.JPG

Undeleted 'DSCN7550.JPG' successfully.

 

Cartographie marine OpenCPN

Après la présentation du logiciel gratuit de cartographie terrestre navfree pour Android, voici l’équivalent pour le monde maritime avec OpenCPN qu’on trouvera aisément sur le google store Android. A la différence de navfree qui est un freeware, OpenCPN comme son nom le laisse entendre est opensource sous licence GPLv2. En ce qui concerne les cartes, on en trouvera via le site de cartographie libre d’OpenStreetMap par ici. Elles sont disponibles sous licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 2.0 license. On peut en trouver également par , mais je ne suis pas sûr qu’elles soient toutes libres ! En tout cas j’ai mis sur ma tablette toutes les côtes métropolitaines françaises et une partie des côtes européennes.  On trouvera par un très bon tutoriel. OpenCPN reste un logiciel d’aide à la navigation d’autant que l’origine des cartes n’est pas garantie et elles n’ont pas reçu la caution du SHOM, à utiliser donc avec précaution en évitant d’avoir une confiance aveugle.

16-09-10-opencpnOpenCPN donne également des indications de courants (si disponibles) et de marée (les 4 cubes bleus empilés au niveau du mot Recouvrance).

Première utilisation hier en rade de Brest lors d’une sortie en J80, on s’est incrusté parmi les bateaux de la régate Toutes Voiles Kerhorres TVK dont ce superbe vieux gréement :

16-09-10-vieux-greement
et le moins qu’on puisse dire est que ça marche très bien. Seul bémol avec le soleil on ne voit pas grand chose, ce n’est pas la faute du logiciel mais assurément un problème de tablette.

Navfree, OpenStreetMap et TomTom

Je reviens d’un long périple à travers l’Espagne et le Portugal qui fera l’objet d’autres articles, avec dans l’ordre chronologique des étapes de plusieurs jours en Cantabrie, Galice, Porto, Lisbonne, Madrid et Andorre. Pour me guider en voiture j’utilisais mon TomTom Via 135 qui s’est révélé très décevant pour plusieurs raisons. Tout d’abord bien que lui ayant interdit les chemins de traverses non bitumés, il m’a envoyé dans des petites routes accessibles seulement aux 4×4, aux voitures format Smart ou aux deux à la fois, ce qui m’a conduit à faire demi tour et à perdre bien plus de temps que ces raccourcis étaient censés me faire gagner. J’y ai laissé la prise de mon attache remorque en prenant une petite route qui m’a conduit à racler l’arrière de la voiture. Par ailleurs en montagne et en ville, il était quasi inutilisable incapable d’accrocher quoi que ce soit. Pour terminer, certains lieux n’étaient pas référencés, comme des lieux dits au fin fond de la principauté d’Andorre et donc impossible de se servir du GPS à moins de prendre comme destination un site voisin. Bref, mis à part les grands axes, je n’ai pas trop pu compter sur lui pour me guider.

Dans le même temps j’ai installé sur une tablette bas coût Lenovo (Lenovo Pad Tab 2 A7-10F) dotée d’un GPS embarqué navfree qu’on trouvera aisément sur le google store android. C’est une application de cartographie et de navigation qui marche aussi bien en mode voiture qu’en mode piéton.  Elle utilise les cartes du projet openstreetmap, on trouvera les cartes pour les pays européens par .  A noter que ces cartes sont totalement libres et gratuites ou du moins dans les limites et le respect de la licence Creative Commons BY-SA-2.0.

En mode voiture la tablette fonctionne comme un GPS classique, par contre  il faut penser à saisir les adresses en mode connecté à internet, car en mode offline on ne peut pas le faire. A part ça, il a remarquablement bien fonctionné en montagne et en ville alors que le TomTom était en carafe. En navigation dans les petites routes de campagne, j’ai vite laissé tomber le TomTom, navfree a toujours privilégié les grands axes et routes principales sans jamais m’envoyer sur des chemins tordus comme le TomTom a l’habitude de le faire. Pour terminer, j’ai pu constater que les cartes sont plus complètes et comprennent les lieux dits et autres sites.

navfreeCerise sur le gateau, navfree marche très bien en mode piéton et pour visiter une ville inconnue c’est un régal, un gain de temps considérable. Par contre je n’ai pas réussi à fixer sur la carte des points d’intérêts (comme des arrêts de bus, des sites à voir, …), ça m’aurait bien aidé, dommage mais ça doit être certainement possible !

Identifier et appliquer automatiquement des tags à des fichiers mp3

Je commence à avoir un stock de fichiers musicaux la plupart au format mp3 dont la plupart sont issus d’enregistrement avec audacity et mon compte payant deezer (c’est donc de la copie privée !). Sur la plupart des lecteurs modernes quel que soit le support (lecteur mp3, téléphone mobile, etc.), les tags des fichiers s’affichent pendant la lecture (artiste, titre, album, image d’illustration, voir par également), or il se trouve que j’en ai un paquet qui est mal tagué (balisé pour parler correctement le français !). Par ailleurs l’intérêt des tags est de pouvoir créer des listes de lecture en sélectionnant l’année par exemple, ce que je ne peux pas faire actuellement ou du moins que de manière très laborieuse.
Bref, il m’a paru indispensable avant de partir en vacances de trouver un outil me permettant d’identifier proprement mes fichiers audio mp3. MusicBrainz Picard m’a paru le plus abouti et il marche très bien sous linux. Pour la petite histoire et les amateurs de Star Trek, le nom Picard vient du nom du commandant du vaisseau Entreprise Jean Luc Picard dans la série Star Trek la nouvelle génération.
Pour l’installation de picard, rien de plus simple, on installera d’abord mutagen, qui est un module python pour manipuler les métadonnées audio, qu’on trouvera . On le décompresse en tapant:

tar xvfz mutagen-1.33.1.tar.gz

puis dans le répertoire mutagen-1.33.1 ainsi créé on tape en tant que root:

python setup.py install

Sur le site de picard on récupère l’archive qu’on décompresse en tapant:

tar xvfz picard-1.3.2.tar.gz

cela donne le répertoire picard-release-1.3.2  dans lequel on tape en tant que root:

python setup.py install

Il m’a paru utile de créer un compte sur le site MusicBrainz qui se définit comme un encyclopédie musical libre qui collecte les métadonnées musicales que tout le monde peut alimenter et enrichir.

On lance picard en tapant simplement picard dans un shell. Dans les options, j’ai indiqué mon compte MusicBrainz, pour le reste j’ai laissé les autres paramètres par défaut.

picardA gauche on se déplace dans l’arborescence, on sélectionne les titres à identifier qu’on glisse par drag and drog dans la colonne du milieu, par défaut tous les fichiers sont sans concordance. On les sélectionne et on clique sur Rechercher, à droite on va voir apparaître tous les albums correspondants qu’il aura trouvé, on peut regretter juste que pour beaucoup ce soit des albums de compilation qui apparaissent et non pas l’album d’origine. Pour certains on aura un message impossible de charger l’album, pour résoudre cela il faut sélectionner les albums non chargés et avec le menu accessible par un clic droit choisir Rafraîchir, il ne faut pas hésiter à insister, ça se charge parfois au bout de 4 ou 5 fois. Il reste un certain nombre de fichiers dans la colonne du milieu sans concordance, il faudra à nouveau les sélectionner et faire plusieurs fois Rechercher, car curieusement il continue à identifier des fichiers alors qu’il ne l’avait pas fait auparavant. Pour ceux qu’il n’aurait pas identifié, il reste à les sélectionner et à choisir Analyser, à vrai dire cette fonction ne marche pas des masses chez moi . S’il ne trouve vraiment pas, ça peut venir d’un fichier pas bien tagué à la base ou mal nommé, dans ce cas vérifier et modifier les tags Artist et Title et recommencer. Au final il me reste souvent moins de 5% de fichiers non identifiés ce qui n’est pas énorme, on sélectionne tous les albums et on enregistre la totale, tous les fichiers vont être modifiés avec les bons tags en rajoutant également une image d’illustration et le tour est joué. Quand on s’y prend à plusieurs reprises on peut voir si les informations d’album ne sont pas sauvegardés grâce à la petite étoile sur le disque.

Ça peut être laborieux de modifier un à un les tags des fichiers, donc s’ils sont bien nommés du style mon artiste – mon titre.mp3. On dispose d’un outil bien pratique qui va faire ça automatiquement, on sélectionne les fichiers, puis on clique sur Outils->Baliser à partir des noms de fichier. Pour le style de nommage ci-dessus, on prendra %artist% – %title% qui permettra de taguer proprement le fichier. Si les fichiers correctement tagués n’ont toujours pas été identifiés, je vous encourage a minima de les enregistrer.

Pour ma part mes mp3 sont rangés dans des répertoires par genre musical, quand je passe d’un répertoire à l’autre je quitte picard et je le relance pour partir d’un écran vierge sans albums préchargés. Si vos fichiers sont classés de base par album dans ce cas il faut utiliser la fonction Grappes, il y a tout un tas de sites sur le net qui explique comment faire.

Changer la voix de son GPS TomTom sous linux

On trouve pas mal d’articles pour changer la voix sur un GPS TomTom mais tous les articles en question proposent la manip sous windows. Alors pour équilibrer, voilà comment on s’y prend sous linux avec un GPS TomTom Via 135.

Tout d’abord on créera les 59 fichiers son au format Ogg Vorbis comme c’est expliqué ici. De la même manière sous linux on utilisera audacity. On retrouve nos 59 fichiers .ogg qu’on placera dans un répertoire particulier. Ensuite on récupèrera le fichier python viftool qu’on trouvera . On le place dans le répertoire de fichiers son dans lequel on tape dans un shell la commande suivante:

python viftool.1.3.py join 90 name data90.chk

j’ai eu une petite erreur sur un fichier son que j’ai dû renommer comme ceci

mv Uturn.ogg UTurn.ogg

et voilà le résultat final de la commande

Gathering sound files…
Creating vif file…
Creating chk file…
Traceback (most recent call last):
File « ../viftool.1.3.py », line 259, in <module>
join(*sys.argv[2:5])
File « ../viftool.1.3.py », line 238, in join
out.write(struct.pack(‘>BBHLLL’, 1, 0, (elen+12+pad)>>2, 1, 8, elen))
struct.error: ‘H’ format requires 0 <= number <= 65535

il y a une erreur ? C’est pas grave, on obtient le fichier .chk voulu. On créé maintenant un fichier data90.vif qui va contenir

Français – Olivier
data90.chk
Olivier
2
3
113
3

et on créera avec gimp une icône de notre personnage au format .bmp d’une taille de 160×160 pixels qu’on nommera data90.bmp.  On créera un fichier .zip contenant nos trois fichiers data90.chk, data90.vif et data90.bmp.

Maintenant quand on branche le GPS, voilà le résultat avec un journalctl -f.

juin 15 18:07:13 uapou.kervao.fr kernel: usb 2-1.1: new high-speed USB device number 6 using ehci-pci
juin 15 18:07:14 uapou.kervao.fr kernel: usb 2-1.1: New USB device found, idVendor=1390, idProduct=5454
juin 15 18:07:14 uapou.kervao.fr kernel: usb 2-1.1: New USB device strings: Mfr=1, Product=2, SerialNumber=3
juin 15 18:07:14 uapou.kervao.fr kernel: usb 2-1.1: Product: TomTom
juin 15 18:07:14 uapou.kervao.fr kernel: usb 2-1.1: Manufacturer: Linux 2.6.28.10 with dwc_otg_pcd
juin 15 18:07:14 uapou.kervao.fr kernel: usb 2-1.1: SerialNumber: BP4365D00367
juin 15 18:07:14 uapou.kervao.fr kernel: cdc_ether 2-1.1:2.0 usb0: register ‘cdc_ether’ at usb-0000:00:1d.0-1.1, CDC Ethernet Device, 02:04:06:08:0a
:0c
juin 15 18:07:14 uapou.kervao.fr mtp-probe[3890]: checking bus 2, device 6: « /sys/devices/pci0000:00/0000:00:1d.0/usb2/2-1/2-1.1 »
juin 15 18:07:14 uapou.kervao.fr mtp-probe[3890]: bus: 2, device: 6 was not an MTP device
juin 15 18:07:14 uapou.kervao.fr kernel: cdc_ether 2-1.1:2.0 enp0s29u1u1c2: renamed from usb0
juin 15 18:07:14 uapou.kervao.fr systemd-networkd[928]: usb0 : renamed to enp0s29u1u1c2
juin 15 18:07:14 uapou.kervao.fr ifplugd(enp0s29u1u1c2)[3935]: ifplugd 0.28 initializing.
juin 15 18:07:14 uapou.kervao.fr ifplugd(enp0s29u1u1c2)[3935]: Using interface enp0s29u1u1c2/02:04:06:08:0A:0C with driver <cdc_ether> (version: 22-
Aug-2005)
juin 15 18:07:14 uapou.kervao.fr ifplugd(enp0s29u1u1c2)[3935]: Using detection mode: SIOCETHTOOL
juin 15 18:07:14 uapou.kervao.fr ifplugd(enp0s29u1u1c2)[3935]: Initialization complete, link beat detected.
juin 15 18:07:14 uapou.kervao.fr ifplugd(enp0s29u1u1c2)[3935]: Executing ‘/etc/ifplugd/ifplugd.action enp0s29u1u1c2 up’.
juin 15 18:07:14 uapou.kervao.fr kernel: cdc_ether 2-1.1:2.0 enp0s29u1u1c2: kevent 12 may have been dropped
juin 15 18:07:14 uapou.kervao.fr systemd-sysctl[3937]: Overwriting earlier assignment of kernel/sysrq in file ‘/etc/sysctl.d/51-alt-sysrq.conf’.
juin 15 18:07:14 uapou.kervao.fr systemd-networkd[928]: enp0s29u1u1c2 : gained carrier
juin 15 18:07:15 uapou.kervao.fr dhclient[3977]: DHCPREQUEST on enp0s29u1u1c2 to 255.255.255.255 port 67
juin 15 18:07:15 uapou.kervao.fr dhclient[3977]: DHCPACK from 169.254.255.1
juin 15 18:07:15 uapou.kervao.fr avahi-daemon[840]: Joining mDNS multicast group on interface enp0s29u1u1c2.IPv4 with address 169.254.255.2.
juin 15 18:07:15 uapou.kervao.fr kernel: cdc_ether 2-1.1:2.0 enp0s29u1u1c2: kevent 12 may have been dropped
juin 15 18:07:15 uapou.kervao.fr avahi-daemon[840]: New relevant interface enp0s29u1u1c2.IPv4 for mDNS.
juin 15 18:07:15 uapou.kervao.fr avahi-daemon[840]: Registering new address record for 169.254.255.2 on enp0s29u1u1c2.IPv4.
juin 15 18:07:15 uapou.kervao.fr avahi-daemon[840]: Withdrawing address record for 169.254.255.2 on enp0s29u1u1c2.
juin 15 18:07:15 uapou.kervao.fr avahi-daemon[840]: Leaving mDNS multicast group on interface enp0s29u1u1c2.IPv4 with address 169.254.255.2.
juin 15 18:07:15 uapou.kervao.fr avahi-daemon[840]: Interface enp0s29u1u1c2.IPv4 no longer relevant for mDNS.
juin 15 18:07:15 uapou.kervao.fr avahi-daemon[840]: Joining mDNS multicast group on interface enp0s29u1u1c2.IPv4 with address 169.254.255.2.
juin 15 18:07:15 uapou.kervao.fr avahi-daemon[840]: New relevant interface enp0s29u1u1c2.IPv4 for mDNS.
juin 15 18:07:15 uapou.kervao.fr avahi-daemon[840]: Registering new address record for 169.254.255.2 on enp0s29u1u1c2.IPv4.
juin 15 18:07:15 uapou.kervao.fr kernel: cdc_ether 2-1.1:2.0 enp0s29u1u1c2: kevent 12 may have been dropped
juin 15 18:07:15 uapou.kervao.fr kernel: cdc_ether 2-1.1:2.0 enp0s29u1u1c2: kevent 12 may have been dropped
juin 15 18:07:15 uapou.kervao.fr avahi-daemon[840]: Registering new address record for fe80::4:6ff:fe08:a0c on enp0s29u1u1c2.*.
juin 15 18:07:15 uapou.kervao.fr dhclient[3977]: bound to 169.254.255.2 — renewal in 41911 seconds.
juin 15 18:07:15 uapou.kervao.fr ifplugd(enp0s29u1u1c2)[3935]: client: Determining IP information for enp0s29u1u1c2… done.

on constate que le GPS est accessible via le réseau, on y accède simpplement via un navigateur en tapant comme URL http://169.254.255.1/pcmi/?locale=fr_fr et voici ce que ça donne

tomtomil n’y a plus qu’à parcourir dans l’arborescence, choisir votre fichier .zip et l’installer sur le GPS et le tour est joué !

A noter que j’ai dû désactiver le firewall shorewall le temps de me connecter sur le GPS en tapant:

systemctl stop shorewall

Coffre fort à mots de passe

On doit manipuler de plus en plus de mots de passe, ceux qui servent pour accéder à des sessions logicielles, aux sites ou  à des périphériques divers. Certains sont beaucoup plus sensibles que d’autres comme ceux pour accéder aux comptes bancaires par exemple. Il est évidemment fortement déconseillé de placer vos mots de passe sur le « cloud » ou de faire confiance à je ne sais quel site ou même à votre navigateur pour stocker les mots de passe surtout s’ils sont stockés sur internet, c’est le meilleur moyen de se les faire pirater, le stockage local qu’on maîtrise est conseillé pour une meilleure sécurité.

Partant de ce constat, mettre les mots de passe en clair dans un fichier n’est pas non plus la meilleure solution. Une solution simple consiste à créer un fichier texte contenant vos mots de passe et de chiffrer le tout avec GnuPG. Cela donne cela:

gpg2 -sear olivier motpasse.txt

quelques commentaires

s pour certifier, en effet comme votre clé est publique n’importe qui pourrait se faire passer pour vous en vous empruntant votre clé publique, dans ce cas il faut passer par l’étape de certification des clés publiques pour déchiffrer les données.
e pour chiffrer,
a pour créer un fichier .asc prêt à être envoyé en fichier attaché par email
r suivi du destinataire du message, en l’occurrence moi même

maintenant dans mon fichier .bashrc, je rajoute l’alias suivant

alias coffre=’gpg2 -d /home/olivier/Documents/motpasse.txt.asc’

je supprime évidemment le fichier motpasse.txt et on évitera d’oublier la passphrase qui permet de débloquer l’archive. Il suffit ensuite de taper coffre pour visualiser les mots de passe.

That’s all folks !!