Généalogie sous Linux

Je me suis attaqué humblement à la constitution de mon arbre généalogique, je dis humblement car c’est une tâche généralement de longue haleine. Fort heureusement internet a quand même révolutionné le domaine, sur des sites comme geneanet des particuliers qui ont fait ce travail de recherche mettent à disposition leurs arbres. Il suffit souvent de retrouver un homonyme et de se raccrocher aux arbres existants via un aïeul commun. Par contre des erreurs peuvent exister qui sont reproduites ensuite d’arbre en arbre, il conviendrait donc (en théorie) de vérifier chacune des ascendances en se basant sur les actes officiels. Pour cela, notre administration a, elle aussi, fait un exceptionnel effort de numérisation et de mise à disposition vers le public, le site France Archives est déjà un bon point d’entrée. Pour les originaires des anciennes colonies et notamment de la Réunion d’où je suis originaire, je vous conseille la visite des archives nationales d’outre mer où vous trouverez notamment la numérisation des états civils et des registres matricule militaire. Par contre c’est de la numérisation pure sans reconnaissance de caractères, il faudra donc se palucher virtuellement des pages et des pages de vieux grimoire avant de tomber sur un ancêtre. Pour vous faciliter la tâche une association de généalogie à la Réunion a entrepris justement le travail de numérisation avec la mise en place d’un moteur de recherche par nom, ça facilite grandement la tâche. Autre source d’information, le travail remarquable de Gilles Gérard, chercheur et historien de l’île de la Réunion, qui a constitué une base de donnée d’esclaves issue de recensements effectués peu avant leur affranchissement total en 1848. On y découvre qu’avant 1848, il existait deux catégories de population, les esclaves et les esclavagistes ! Même les paysans pauvres (les petits blancs dans le jargon local) disposaient d’au moins 1 ou 2 esclaves.

Bref, et que vient faire linux dans tout ça ! J’ai commencé à constituer mon arbre dans un tableur, mais je suis vite rendu compte que ça n’allait pas le faire. Dans ce domaine, il est quasi obligatoire d’utiliser un logiciel adapté à la généalogie compatible avec la norme GEDCOM. Cette norme s’est imposée comme le format d’échange entre logiciels et sites de généalogie. Pour ma part j’ai fait le choix d’ancestris qui présente les avantages suivants:

– c’est un logiciel libre sous licence GNU/GPL

– il tourne sous java et donc fonctionne indifféremment sous linux ou windows c’est important pour moi, car cela me permet de faire des échanges avec des membres de la famille qui utilisent windows

– il est parfaitement compatible avec la norme GEDCOM

– il existe des modules d’import/export vers geneanet et d’autres sites de généalogie

Cela donne cela

autre raffinement il existe des extensions dont l’une permet de créer une structure HTML pour intégrer son arbre sur un site perso.

Copier un DVD avec VLC

J’ai découvert un peu par hasard qu’il était possible de copier un DVD avec le lecteur vidéo VLC, en plus c’est assez rapide même si la qualité du rendu final n’est pas forcément à la hauteur d’un outil comme HandBrake par exemple. Autre inconvénient, il n’est pas possible de récupérer toutes les pistes audio et de sous titres, il faudra faire un choix. Il n’est pas possible également de couper facilement les bandes noires du film (cropping). Attention l’encodage est également très sensible à la qualité de la galette, si celle-ci a un peu souffert il arrête le process à la première erreur, sans moyen d’aller plus loin.

Pour cela, il suffit de lancer VLC, d’insérer son DVD, et d’aller dans le menu Média->Convertir/Enregistrer…
On choisit d’abord le support DVD dans l’onglet Disque, puis les pistes audio et de sous-titres (on laisse à -1 pour en choisir aucun), il est préférable de lancer une lecture classique préalablement pour identifier la bonne piste et éventuellement le sous titre.

Ensuite on choisit le format d’encodage, je choisis par défaut le couple H265/MP3 dans un conteneur MP4 qui donne généralement de très bons résultats. Il vaut mieux ne pas cocher la case Affiche le flux de sortie qui va ralentir le process. On a le choix également d’enregistrer le flux brut pour pouvoir faire un traitement particulier sur avidemux ensuite, en effet la configuration par défaut des codecs H264 et H265 n’est franchement pas terrible et on n’est pas vraiment guidé pour l’améliorer. A noter que dans ce cas la lecture se fait en temps réel et vous pouvez choisir la bande son directement à partir du menu Audio.

Pour améliorer sensiblement l’encodage pour le codec H265 on cliquera sur l’outil à droite du profil et on mettra l’option -crf 20, on clique ensuite sur Enregistrer

On saisit le nom du fichier et c’est parti en cliquant sur Démarrer.

L’état d’avancement est donné par la barre de progression.

Passage de Numericable à SFR, sentiments très mitigés

Ayant déménagé, je suis passé de Numericable, qui me donnait entière satisfaction, à SFR un peu contraint et forcé. Il se trouve que dans ma zone seuls SFR et Orange proposaient la fibre, la vraie, la FFTH (Fiber To The Home) celle qui permet d’obtenir des supers débits montant et descendant et non pas la connexion via un coaxial avec la technologie FTTLA (Fiber To The Last Amplifier) dont je disposais jusqu’à présent avec Numericable. Comme Orange reste de loin le plus cher des FAI et étant un abonné de Numericable récemment absorbé par SFR, il était assez naturel que je bascule vers SFR.

Ce passage s’est révélé être un véritable parcours du combattant mettant en exergue un service client déplorable, incompétent et aux pratiques commerciales plus que douteuses.  Ça m’a rappelé une douloureuse expérience avec Free.

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Envoyer via bluetooth l’audio d’un mobile vers un PC sous linux/XFCE

Pour le fun j’ai configuré bluetooth de ma station Linux sous mageia 6/XFCE pour qu’elle rediffuse sur ses hauts parleurs le son provenant d’un mobile. Tout d’abord j’ai installé les packages suivants pulseaudio-module-bluetooth, blueman, bluez et obexftp. Ils sont en théorie installés par défaut sur une distribution linux récente, mais sait-on jamais. J’ai dû bidouiller manuellement la configuration du serveur audio pulseaudio pour qu’il reconnaisse en tant que sortie/entrée audio les périphériques audio bluetooth en rajoutant en fin du fichier /etc/pulse/system.pa les lignes suivantes:

load-module module-bluetooth-policy
load-module module-bluetooth-discover

et en rajoutant le fichier /etc/dbus-1/system.d/pulseaudio-bluetooth.conf contenant:

<busconfig>

  <policy user="pulse">
    <allow send_destination="org.bluez"/> 
  </policy>

</busconfig>

on relance pulseaudio avec systemd

systemctl stop pulseaudio
systemctl start pulseaudio

on vérifie que le bluetooth est bien activé sur la machine en tapant systemctl status bluetooth. Cela doit donner quelque chose comme cela :

● bluetooth.service - Bluetooth service
   Loaded: loaded (/usr/lib/systemd/system/bluetooth.service; enabled; vendor preset: enabled)
   Active: active (running) since dim. 2017-11-19 09:24:34 CET; 5h 40min ago
     Docs: man:bluetoothd(8)
 Main PID: 966 (bluetoothd)
   Status: "Running"
   CGroup: /system.slice/bluetooth.service
           └─966 /usr/libexec/bluetooth/bluetoothd

nov. 19 09:24:34 predator.kervao.fr systemd[1]: Starting Bluetooth service...
nov. 19 09:24:34 predator.kervao.fr bluetoothd[966]: Bluetooth daemon 5.45
nov. 19 09:24:34 predator.kervao.fr systemd[1]: Started Bluetooth service.
nov. 19 09:24:34 predator.kervao.fr bluetoothd[966]: Starting SDP server
nov. 19 09:24:34 predator.kervao.fr bluetoothd[966]: Bluetooth management interface 1.14 initialized

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Pendant ce temps ça continue à naviguer

Malgré les températures en chute libre, je n’ai pas pour autant stopper mes activités nautiques. Encore ce matin à 8h30 j’étais à l’eau par une froide matinée (7° sous abri !) avec un superbe soleil levant pour profiter des vagues emmenées par la marée montante sur le spot de Tréompan, nord Finistère.

Une session toutefois au frein à main à cause d’une vilaine douleur sur le côté qui m’a quelque peu empêché de me lâcher totalement.

Hier encore j’étais de sortie en J/80 pour un grand tour dans la rade de Brest en commençant par une lente descente sous spi pour passer l’île des morts et Trébéron, faire quelques exercices de prise coffre devant Roscanvel, et tracer sous spi pour passer ensuite entre l’île ronde et la pointe de l’Armorique, pour revenir au près en passant par le port de commerce comme on peut le voir sur la trace ci-dessous :

Véronique à la barre avec Trébéron et ses ruines en toile de fond.

Créer un routeur linux avec connexion wifi via 4G pour un réseau privé

Je vous fais rapidement le topo, je viens de déménager et à l’installation de la fibre, on s’est rendu que quelqu’un a eu la brillante idée sur la voie publique de couper à la base la gaine de desserte télécom et de couler le tout dans le béton… Au final, il faut tout casser et je crains de rester sans téléphone fixe, sans TV et surtout sans internet pendant un bout de temps.

Heureusement qu’il existe encore la 4G qui me permet de partager la connexion internet à mes postes sous wifi. Mais ce n’est pas très satisfaisant car j’aimerais que mes postes sous ethernet dont mon serveur puissent également accéder à internet. Pour mémoire (cf. ce post), mon réseau privé ressemble à ceci :

Sauf que je n’ai pas de box pour l’instant, l’idée est donc de faire le portable Rangiroa un routeur avec sa connexion wifi via le mobile 4G en le branchant directement en RJ45 au port internet du routeur Netgear N300 WNR3500l.

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Sortie de kdenlive 17.08.2

Le logiciel de montage vidéo kdenlive vient de sortir dans sa version 17.08.2, en fait en farfouillant dans le fichier ChangeLog j’ai découvert quelques évolutions dont je n’avais pas fait attention et qui sont certainement apparues dans les versions juste précédentes. Ainsi il est possible d’appliquer des effets aux fichiers bruts. Dans la fenêtre ci-dessous, je glisse un effet dans la zone Effets à la source qui correspond à un fichier brut.

Dans la zone de projet je découvre également quelques évolutions, on peut créer des répertoires pour classer plus proprement les rushs.

On retrouve également quelques fonctions qui agissent sur la zone de sources du projet en cliquant sur les 3 barres horizontales à gauche du champ Rechercher.

Je constate par contre que le mode permettant d’utiliser les ressources du processeur graphique (GPU) via la bibliothèque movit est toujours aussi instable. Il faudra encore passer par les clips intermédiaires (proxy) pour pouvoir monter de la HD.

L’autre logiciel de montage vidéo OpenShot Video Editor est sorti dans sa version 2.4.0, mais je bute sur cette erreur pour compiler la bibliothèque libopenshot 0.1.8

libopenshot-0.1.8/src/bindings/ruby/openshot.i:43: Error: Syntax error in input(1).

il semblerait que ça vienne d’une version trop récente de ruby (2.4.2) mais même en revenant à la dernière version stable 2.3.5 j’obtiens la même erreur. Donc pour l’instant je suis coincé pour tester cette nouvelle version en attendant que quelqu’un s’empare du problème.

J’en profite pour signaler que j’ai mis à jour mon site FUNIX, les dernières modifications sont :

– page outils de base pour la vidéo, passage à gpac 0.7.1, x264-snapshot-20171007-2245, movit 1.5.3, opencv 3.3.0 et ffmpeg 3.3.4. J’ai cessé d’essayer de compiler l’option opencv avec ffmpeg et du reste je ne suis pas sûr que ça serve réellement à quelque chose, par contre il est nécessaire de compiler opencv avec ffmpeg
– page conteneur vidéo, passage à libmatroska 1.4.8 et mkvtoolnix 16.0.0
– page montage vidéo, passage aux logiciels de montage vidéo kdenlive 17.08.2, Openshot Video 2.4.0, logiciel d’animation 2D Synfig Studio 1.2.1 et le logiciel d’animation 3D blender 2.79
– page transcodage vidéo, passage à avidemux 2.7.0

 

Rajout d’un routeur sur mon réseau privé

Jusqu’à présent mon réseau privé ressemblait à ça :

Une configuration plutôt classique avec un serveur de données NFS, de mails (réception et envoi) et d’authentification avec un annuaire LDAP, des postes fixes pour le montage vidéo et la musique assistée par ordinateur et des postes mobiles connectés en wifi. On retrouve également un PC mobile qui fait office de poste multimédia en allant récupérer les ressources vidéo et audio sur le serveur.

Il se trouve que lors de mes déplacements, je souhaitais pouvoir me connecter à mon serveur pour consulter mes mails et faire éventuellement de l’administration à distance au moyen d’un PC portable connecté via un mobile 4G. Disposant d’une box Numéricable, il s’avère que le transfert de port est bogué suite à une régression et SFR/Numéricable ne fait rien pour le corriger, voir les multiples posts à ce sujet sur le net, dont celui-ci sur le forum de SFR.

N’ayant pas envie de changer d’opérateur étant globalement satisfait de l’ensemble des prestations, j’ai acheté un routeur et j’ai passé ma box en mode bridge. Le mode bridge permet de zapper le routeur intégré (bogué) de la box, le flux est renvoyé tel quel vers le routeur qui fait son boulot. Pour passer en mode bridge il suffit de suivre les étapes suivantes :

  • saisir l’adresse MAC du routeur dans les paramètres réseau avancés au niveau de Routeur – Bridge,
  • éteindre la box,
  • brancher le routeur (éteint),
  • rallumer la box et attendre que l’adresse IP soit attribué (le logo @ arrête de clignoter),
  • on allume le routeur et au bout d’un certain temps, le routeur prend l’adresse internet publique de la box.

J’ai acheté un routeur Netgear N300 WNR3500l qui a l’avantage (en plus d’être pas très cher), d’être performant, bourré de fonctionnalités, basé sous linux et configurable à volonté puisqu’on peut télécharger des firmwares et logiciels de configuration (libres évidemment) sur le site MyOpenRouteur.

 

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J’ai testé pour vous la trottinette pour adulte

mais au fait on dit patinette ou trottinette ?  j’ai juste l’impression que c’est trop la honte de parler de trottinette, patinette ça passe mieux, c’est moins la honte pour un adulte 🙂
Bon à vrai dire je recherchais un moyen léger, peu encombrant, relativement rapide, histoire de gagner un peu de temps pour des trajets urbains quotidiens (entendre pour aller au boulot).
Mine de rien avec le développement exponentiel des moyens alternatifs de mobilité, les trottinettes pour adulte ont un certain succès dans les grandes villes et on trouve sur le marché un paquet de modèles. On ravale assez vie son orgueil quand on voit le nombre de cadres en costard cravate allant au boulot en trottinette.

Mes critères de recherche étaient les suivants:
– roue de grand diamètre histoire de parcourir plus de distance pour une foulée;
– équipée d’amortisseur pour absorber les aspérités de la ville;
– pliage rapide;
– sangle de transport pour la porter dans les transports en commun;
– garde boue;
– roue pleine, car les modèles avec pneu adhèrent bien trop à la route et demandent donc plus d’effort;
– pas trop flashy parce que en tant qu’adulte on a sa fierté et on veut éviter que ça ressemble trop à un jouet d’enfant;
– et évidemment un bon rapport qualité/prix.

Finalement après des heures de recherche dans les magasins virtuels sur le net et les magasins bien physiques,  j’ai jeté mon dévolu sur une bopster b:pro qui bénéficie d’un excellent retour pour un super prix.

Avec le recul et quelques semaines d’utilisation, voilà ce qu’en j’en pense. Tout d’abord d’un point de vue globale mais je pense que c’est inhérent aux trottinettes, c’est quand même super instable, en vélo on peut aisément lâcher une main, avec une trottinette c’est absolument déconseillé pour ne pas risquer de s’étaler lamentablement et être la risée de dizaines de passants. De même il ne faut pas chercher à pencher trop l’engin, les roues lisses n’ont strictement aucune adhérence, le phénomène est d’autant plus sensible sur chaussée mouillée, il faut donc chercher à se maintenir bien droit comme un i en toute circonstance.

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Solution mobile guitare électrique avec linux

Pour pouvoir bosser la guitare électrique avec tuxguitar en déplacement il me fallait une solution mobile avec un mon petit portable ThinkPad x60s. Il ne suffit évidemment pas de brancher la guitare sur le port audio d’entrée c’est un peu plus compliqué.

En fait j’utilise une carte audio externe Behringer UCA222 qu’on trouvera pour une trentaine d’euros.

A cette interface audio je branche une interface pour guitare multi effets Behringer V-AMP 3.


niveau branchement cela donne quelque chose comme cela :

L’UCA222 est branché au PC par le port USB, il est branché via un double câble RCA au niveau des entrées droite et gauche INPUT aux entrées LINE OUT droite et gauche du V-AMP 3. La guitare est branchée au V-AMP 3 via l’entrée INPUT. Quant à la sortie audio pour ne pas faire un raffut de tous les diables, on peut se contenter de brancher un casque audio sur l’entrée adéquate de l’UCA 222 (bouton MONITOR sur ON) ou bien la renvoyer sur des enceintes ou un ampli quelconque.

Côté PC, l’interface est reconnue comme un USB Audio CODEC, personnellement je l’utilise via jackd et son interface QjackCtl. On peut ainsi enregistrer via audacity ou s’accompagner avec tuxguitar (qu’on distingue difficilement à l’écran) pour bosser ses gammes.