L’Hermione à Brest

Sortie voile sur J80 dans la rade de Brest ce dimanche matin, on tombe successivement sur le BPC Dixmude qui quitte le port militaire et l’Hermione qui en fait de même. Ce bateau est la réplique de celui a amené le marquis de La Fayette aux États Unis à la fin du 18ème siècle, il a été reconstruit en 17 ans à Rocherfort en utilisant les techniques de l’époque, il effectue actuellement ses essais à la mer. Il doit traverser l’Atlantique en 2015 sur le chemin de celui parcouru par l’original en 1780.

hermioneOn a fait un long bord pour l’accompagner lors de la sortie du goulet sous le ciel gris brestois. C’est décidément un superbe bateau.

Régate des tas de pois

2eme participation à une régate après la coupe du Portizc, celle des tas de pois organisée par l’USAM voile sous l’égide du GCI (groupe des croiseurs de l’Iroise) sur le bateau sponsorisé par Tradition Bretagne au sein de l’association Breizh feeling. La régate ne porte pas bien son nom vu qu’on est resté dans la rade sans franchir le goulet. On a réalisé au total 2 parcours banane autour de bouées permettant une descente sous spi, puis un trajet au départ du banc du Corbeau vers la bouée du Renard sous spi également, puis Pénoupèle d’un bord au près, puis Keraliou et Elorn 3 en louvoyant, avec une arrivée devant la bouée du Moulin Blanc. On a été gâté par le vent, un bon 5-6bft, qui ont rendu les conditions assez sportives, par contre que d’eau, que d’eau, un temps exécrable qui a permis de tester l’étanchéité des tenues de bord. 7h de navigation au total, sous la pluie quasiment sans discontinuer, près de 70km de parcourus, niveau trace GPS cela donne cela.

tracegps-12-10-14J’ai apprécié la courte remontée de l’Elorn et le passage sous le pont de l’Iroise qui est toujours impressionnante. Pas mal de Go de vidéo avec ma GoPro fixée à l’arrière sur une rembarde, je monterai sans doute quelque chose quand je trouverai le temps, en attendant une photo prise dans l’action, un petit départ au lof sous spi et les mains qui brûlent à tenir tant bien que mal l’écoute de spi.

f850-spi

Nouveau flotteur de vague

J’ai remplacé mon vieux flotteur de vague Now wave 255 76l, acheté en 2001, par un autre vieux flotteur de 2002, un RRD Cult fifty 73l de 2002, mais dans un état impeccable. Il faut dire que je l’ai acheté cet été du côté en Savoie du Bourget du lac pour la très modique somme de 70€ sur le bon coin avec 2 ailerons, celui d’origine de vague et un plus typé freeride. Il n’a pas vu souvent la mer, ni les vagues, et ça se voit par rapport au mien qui est cabossé de partout. J’ai du le sortir une bonne centaine de fois, et il aura connu les eaux chaudes de Tahiti, celles de Presqu’île de Giens et bien sûr du nord Finistère.

Avec le beau temps persistant en Bretagne, je n’étais pas sorti en matériel de vague depuis mi mai. Enfin aujourd’hui on a eu droit à un avis de grand frais. Je me suis retrouvé sur le spot de Tréompan dès 10h sous des trombes d’eau alors qu’il y avait un bon 30 nœuds établis. Heureux de pouvoir tester mon nouveau flotteur de vague, je grée la Simmer Icon 4.2, mais arrivé sur l’eau, le vent s’écroule totalement, quelle déception ! Finalement j’ai sorti le « gros » flotteur de 88l et la voile XO sails shark de 5.7 réglé petit vent. Le vent est très irrégulier, c’était baston puis vent light en l’espace d’une demi heure, j’arrêtais pas de revenir au bord et je n’étais jamais correctement réglé, plutôt pénible. Finalement le soleil a fait son apparition le vent s’est établi et j’ai pu enfin sortir mon flotteur RRD avec la WSix 4.7. Le vent de nord à 5-6bft était complètement onshore, pas facile de surfer, d’autant que les vagues n’étaient pas très grosses et pas très cleans. J’ai pu avoir un avant gout de la maniabilité dans les jibes qui sont plutôt faciles. Il reste qu’elle a tendance à remonter au lofe, je dois forcer pour abattre, il doit y avoir un réglage qui m’échappe entre le pied de mat et l’aileron qui dispose d’une marge de manœuvre. Après 4h de navigation interrompue seulement par les changements de matériels, j’aurais fait tourné quasiment tout le quiver, j’ai arrêté l’estomac dans les talons

J’ai mis mon harnais « vue à la 3eme personne », voilà ce que ça donne.

Galerie photos Barcelone

J’ai mis en ligne une galerie photos de la ville de Barcelone en Espagne, c’est assurément une magnifique ville tout en couleur, riche en architecture audacieuse et pleine de vie. L’architecte Antoni Gaudí a marqué cette ville avec ses constructions atypiques, démesurées, d’un gothisme exacerbé et qui est resté spécifique à cette ville. La basilique Sagrada Família est le plus bel exemple de l’excentrisme  de son créateur, commencée en 1881, elle est toujours en construction et ne doit être achevée qu’en 2026 !

Détail de la façade de la Sagrada Família

La vie nocturne particulièrement l’été comblera aussi bien les fêtards que les simples promeneurs adeptes de beau spectacle.

Fontaine magique de Monjuic

Côté pratique on a logé dans une maison d’hôte excellemment bien placée au cœur de la vieille ville, l’Arthostal. C’est une maison de ville du 18eme siècle, très bien aménagée avec tout le confort moderne. On partage la maison avec d’autres hôtes et la cuisine est partagée, il vaut donc mieux bien s’entendre, il y a donc une part de chance. Au moment de notre location, nous sommes tombés sur des jeunes qui ne vivaient que la nuit, c’est nous qui étions bruyants le matin ! Pour la voiture elle est restée bloquée dans le parking souterrain de PR Biomedia proche du centre ville et pas bien loin de la plage pendant une semaine pour moins de 40€ ce qui est tout à fait raisonnable. On se déplace ensuite avec un pass metro.

 

Régate du dimanche

On a fait, madame et moi, notre première régate, la coupe du Portzic organisée par l’APSAP. On a parcouru pas loin de 62km de navigation au départ des bouées devant le port de commerce, jusqu’à la bouée du Renard, puis la Pénoupèle, la Charles Martel, la Swansea vale, puis retour sur la Pénoupèle. Un parcours de 5h30 temps de régate, majoré d’une heure le temps de rallier la ligne de départ et de revenir. Voilà ce que ça donne niveau traces GPS :
regate-14-9-14Au retour on a fait du rase cailloux au plus près de la presqu’île de Crozon pour bénéficier d’un courant favorable, ça a permis de voir de près les ouvrages de défense érigés par Vauban au XVIIème siècle, notamment le fort des capucins et la batterie basse de Cornouaille.

batterie-basse

Par rapport à un J80 ce n’est pas fondamentalement différent si ce n’est le spi symétrique qui est plus complexe à mettre en position et que le nombre d’équipiers est plus conséquent, chacun avec un rôle bien défini. Sur la photo suivante, je suis à l’écoute de spi :
regate-14-9-14
Une excellente expérience qu’on compte bien renouveler.

Balade VTT autour de la baie de Guisseny

Voilà une balade sympathique et facile en bord de mer avec très peu de route qui permet de parcourir la zone marécageuse du Palud dont la frontière est matérialisée par la digue du Curnic puis de faire le tour de la magnifique baie de Guisseny avec ses belles plages de sable blanc et fin.

Olivier_Hoarau_baie-guissenyAu départ de la plage du Vougot on bifurque vers le palud au travers de piste qui traverse cette zone de marécage, on termine en longeant l’étang du Curnic puis on rejoint le GR34 qui longe la baie. Certes ce n’est en théorie pas praticable en vélo, mais il suffit de le pousser et ça permet de longer de belles plages de sable fin.

Olivier_Hoarau_digue-curnicAu total 25km de parcours facile, très majoritairement de la piste ou des chemins.

Voilà la trace GPS et le fichier gpx qui va avec.

tracegps-14-08-23

Attaques de requins à la réunion : l’enquête

Excellent reportage hier soir sur Arte de Rémy Tézier sur ce qu’on surnomme « la crise requins » à la Réunion. Il dresse un état des lieux de la situation et tente de trouver les causes de l’augmentation spectaculaire ces dernières années des attaques de requins à la Réunion qui fait que cette île est devenue l’endroit au monde où le risque d’attaques de requins est le plus fort. Objectif, pas de partis pris, les différents acteurs sont interviewés, surfeurs, politiques, scientifiques, pêcheurs sans que le journaliste pointe un coupable particulier pour un phénomène qui a sûrement des causes multiples et l’homme et son activité n’y est sûrement pas étranger. Le reportage vaut également pour les témoignages poignants de deux survivants d’attaque qui se retrouvent maintenant mutilés en étant passés à deux doigts de la mort. Le reportage est visible par ici en replay.

Lors de mes dernières vacances à la Réunion l’été dernier, j’ai été attristé de voir l’ensemble des surfshops le long du front de mer fermés, désaffectés, les plages désertées alors que des superbes rouleaux déroulent longuement. C’est une calamité pour l’économie locale et notamment celle tournée vers la mer, les restaurateurs et hôteliers en souffrent également. Physiquement ce ne sont pas les seuls surfeurs qui sont touchés, lors de notre séjour une fille s’est fait attaquée à quelques mètres du bord alors qu’elle avait pied ! Et dire que je me suis baigné et que j’ai fait du bodyboard dans la plupart des sites qui ont subi des attaques, dont Boucan Canot, les Roches Noires et la superbe vague de Saint Leu (réputée pour être la plus belle de l’océan Indien). Je me suis bien gardé cette fois-ci de me baigner en dehors du lagon. Avec les centaines de requins de toutes les espèces que j’ai pu voir en plongée et en apnée en Polynésie et ailleurs, bien plus gros que ceux de la Réunion, on peut s’étonner d’une telle agressivité et opportunité pour des requins dont « traditionnellement » l’homme n’est pas le met préféré. Le plus triste dans cette histoire et que ça a créé des clivages dans l’île entre les réunionnais de souche et tous les métropolitains qui s’y sont installés et qui ont amené avec eux la culture de la mer et des sports nautiques qui n’est pas intrinsèquement dans la culture réunionnaise très tournée vers la terre.

Requin pointe blanche de récif qui me tourne le dos à Rangiroa

Ce reportage n’a pas beaucoup plu à la Réunion, forcément ce n’est pas bon pour le tourisme, mais fort heureusement l’île a bien d’autres attraits et notamment l’intérieur de l’île montagneux et sauvage magnifique, c’est le paradis de la randonnée et du canyoning.

Quelques liens sur ce blog sur les randonnées de la Réunion pour vous donnez néanmoins envie :

Zoo Parc de Beauval

Lors de mon périple estival je suis passé par le zoo parc de Beauval à Saint Aignan dans le Loir et Cher, en fait il faut bien plus que passer mais prévoir du temps car c’est un des plus grands zoo de France avec ses 30 hectares. Il est surtout connu pour être le seul endroit en France à abriter des grands pandas géants, on peut y voir également un couple de panda roux qui est le symbole de mozilla firefox et contrairement à ce qu’on pourrait penser ce n’est pas un renard même si les chinois l’appellent le renard de feu. On peut voir aussi un tigre blanc, des lamantins et quelques autres espèces assez rares.

Panda roux Roméo

Pour la première fois cette année, on a pu assister à un spectacle d’oiseaux, les maitres des airs, tel qu’il se pratique également au Puy du fou. Honnêtement, j’ai préféré le spectacle de Beauval, le site est plus sympa et nettement plus vaste (3 hectares), on se sent moins entassé qu’au Puy du fou. Je me suis idéalement placé près d’un endroit où les rapaces se posent et j’ai suivi les évolutions avec ma GoPro, vu la rapidité il aurait fallu filmer avec bien plus d’images par seconde ce que je ne peux pas faire avec mon HD3 silver.

Au final 10 heures de visite qui se sont terminées par le repas des fauves vers 19h30, on comprend mieux quand on voit l’excitation des engins à ce moment là qu’on n’a pas intérêt à tomber entre leurs griffes quand ils ont faim (ou pas). Pour résumer tout ça on pourra trouver une sélection de photo dans la galerie par ici et une petite vidéo où on peut voir évoluer les pandas Huan Huan (la femelle) et Yuan Zi (le mâle) et quelques séquences du spectacle des oiseaux.

Week end en Normandie

De retour d’un long week end en Normandie qui a été l’occasion de découvrir « en vrai » les sites du débarquement du 6 juin 1944. Ils se trouvent dans un rayon d’une cinquantaine de km et on peut les parcourir en quelques jours. On a pu ainsi voir:

  • Sainte Mère l’Eglise et le airborne museum où on peut découvrir un authentique planeur Waco « dans son jus » avec sa structure métallique entoilée qui mérite à lui seul le détour.
  • Utah Beach et son musée du débarquement avec un très rare Martin B26 Marauder magnifiquement restauré.
  • Omaha Beach qui est une fort jolie plage, difficile d’imaginer la boucherie que ça a pu être il y a 70 ans.
  • Arromanches et les restes du port artificiel
  • Pegasus bridge et son musée
Sherman devant le airborne Museum

Pour diversifier la visite, un tour vers Bayeux s’impose pour aller voir la tapisserie qui n’en est pas une. Quel choc, c’est prodigieux, difficile de croire que ce bout d’étoffe de 70m de long a quasiment 1000 ans et a pu traverser les vicissitudes de l’histoire en restant intact. La cathédrale Notre Dame est également splendide, à voir notamment la crypte avec des peintures remarquables qui datent du XVeme siècle. Ne pas rater les illuminations le soir sur le platane place de la liberté à côté de la cathédrale à la nuit tombée qui ont l’originalité de ne pas être projetées sur la façade d’un bâtiment mais d’être à 360° autour de l’arbre.

Illumination du platane devant la cathédrale Notre Dame de Bayeux

D’autres photos sur la galerie par ici.

 

Convertir un fichier pdf en txt

Il n’y a rien de plus frustrant d’avoir un fichier pdf et de ne pas pouvoir faire un copier coller dans un traitement de texte pour vous éviter une ressaisie laborieuse. J’ai trouvé la solution sous linux avec tesseract qui permet d’obtenir un fichier txt à partir d’un fichier pdf qui peut compter plusieurs pages. J’avais déjà présenté tesseract dans un article précédent pour faire de la reconnaissance de caractère à partir d’un scanner.

Il faut tout d’abord installer tesseract, je vous conseille de l’installer à partir des sources pour bénéficier de la dernière version et du package de langue française, le site officiel est par ici. Il faudra installer préalablement leptonica qui fournit un ensemble d’outils pour le traitement et l’analyse d’images ainsi qu’ImageMagick qu’on trouvera sur la plupart des distributions linux.

Pour le reste j’ai récupéré le script suivant à cette adresse.

#!/bin/bash
SCRIPT_NAME=`basename « $0″ .sh`
TMP_DIR=${SCRIPT_NAME}-tmp
OUTPUT_FILE=${SCRIPT_NAME}-output.txt

mkdir $TMP_DIR
cp $@ $TMP_DIR
cd $TMP_DIR

pdftoppm -r 600 * ocrbook

for i in *.ppm
do
BASE=`basename « $i » .ppm`
convert « $i » « ${BASE}.tif »
tesseract « ${BASE}.tif » « ${BASE} » -l fra
cat ${BASE}.txt | tee -a $OUTPUT_FILE
echo « [pagebreak] » | tee -a $OUTPUT_FILE
rm ${BASE}.*
done

mv $OUTPUT_FILE ..
rm *
cd ..
rmdir $TMP_DIR

Je l’ai appelé pdf2txt, il suffit de le lancer en tapant pdf2txt fichier.pdf et ça donne un résultat assez satisfaisant dans un fichier pdf2txt-output.txt.