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Architecture avec serveur mail local

Dans un post précédent j’avais évoqué l’installation d’un serveur webmail basé sur Roundcube mail. L’intérêt de la manip est de pouvoir stocker ses mails sur son serveur perso et de pouvoir y accéder d’internet sur un mobile perso sous android (ou autres) où qu’on soit. Et donc d’être indépendant d’un GAFAM qui n’aura aucun scrupule à décortiquer les mails pour en tirer un quelconque profit. Dans ce post je vais aller plus loin en présentant l’architecture globale de réception et d’envoi de mail.

L’idée générale est que mon serveur récupère les mails sur des serveurs POP ou IMAP sur internet des utilisateurs du réseau local, puis les passe au travers de filtres anti spam et anti virus avant de les délivrer à un serveur de mail local. Ils peuvent être ensuite consultés via un client lourd du réseau local comme Thunberdird, ou d’un navigateur via le webmail du réseau local ou d’internet sur un mobile. Pour l’envoi de mail, les mails ne partent pas directement vers un serveur SMTP sur internet (généralement celui du FAI) mais passe d’abord par le serveur de mail local avec sa batterie anti spam et anti virus.

Commençons par un petit schéma qui vaut bien des discours.

Cette architecture s’appuie sur plusieurs outils:

  • fetchmail permet de récupérer les mails des utilisateurs du réseau local sur des serveurs POP ou IMAP accessibles sur internet
  • sendmail (MTA mail transport agent) serveur SMTP qui permet de gérer localement la réception des mails et d’appliquer certains filtres anti spam et anti virus pour cela on se basera sur SpamAssassin et ClamAV
  • procmail (MDA mail delivery agent) permet de délivrer les mails et les dispatcher suivant le destinataire, il peut également appliquer d’autres filtres
  • le serveur IMAP permet de rendre accessible aux lecteurs de mails (MUA Mail User Agent) du réseau local les mails qui sont arrivés, que vos clients soient sous windows ou sous linux.
  • le serveur webmail basé sur Roundcube mail permet de gérer les mails via un navigateur, y compris d’un téléphone mobile via internet. Pour cela il faudra rendre son serveur apache visible d’internet, tout l’intérêt de la manip est de rendre accessible d’internet que le serveur apache, il n’est pas nécessaire d’ouvrir les ports du serveur IMAP ou SMTP.

Pendant longtemps j’ai utilisé un serveur POP local, j’y accédais via thunderbird et pour que les mails soient accessibles sur tous les postes du réseau local, le répertoire .thunderbird dans lequel sont stockés les mails était partagé par partage NFS. Inconvénient de la méthode, les mails ne sont accessibles que du réseau local et d’un client lourd. Je suis passé au serveur IMAP pour pouvoir installer un webmail car il permet de pouvoir gérer une arborescence de dossiers de mails. C’est à dire sous thunderbird j’ai initialement classé mes mails dans des dossiers et sous dossiers, et seul IMAP permet de retrouver la même arborescence avec le webmail à partir d’un navigateur ou d’un mobile. Pour ce faire j’ai dû migrer le format de stockage de mes mails de mbox (en gros les mails d’un dossier sont dans un fichier unique) vers maildir (un mail est un fichier et un dossier est un répertoire).

C’est une architecture qui peut paraître particulièrement lourdingue et qui se base sur des outils qu’on peut considérer comme obsolète comme sendmail. Certes, certains disent que tant qu’on a pas chercher à  configurer sendmail, on n’est pas un vrai administrateur système… Disons que j’ai mis en place sendmail il y a maintenant plus de 20 ans sur mon réseau local à l’époque où il était encore largement répandu notamment dans le milieu professionnel et qu’il s’adaptait assez bien à la gestion des mails à l’époque des modems 56k et des adresses mails partagés entre plusieurs utilisateurs. Il existe maintenant bien plus facile à administrer comme postfix mais j’ai choisi d’être le dernier des mohicans et donc je persévère à utiliser sendmail.

Du coup j’ai toiletté mes pages sur le site FUNIX sur la gestion des mails, il s’agit notamment de :

kdenlive 19.12.0 et accélération matérielle

Depuis quelque temps kdenlive me déçoit de plus en plus, je le trouve de plus en plus lent et j’ai perdu les 3/4 des effets qui pouvaient exister par le passé (dont ceux apportés par frei0r). Il devient impossible de monter sans activer les clips intermédiaires, fonction qui permet de dégrader la vidéo lors du montage, mais qui préserve la qualité au rendu de la vidéo finale. Et encore ça reste très lent et laborieux dès qu’on rajoute des effets et transitions un tant soit peu compliqués. Et dire qu’avec les versions 0.9.X c’était parfaitement fluide de monter en HD et on disposait d’un stock considérable d’effets (même si dans la pratique j’en utilisais à peine 10%). Il semblerait que mes problèmes avec kdenlive remontent au passage du moniteur SDL à OpenGL et à la migration de Qt4 (kdenlive <=0.9x) vers Qt5 (kdenlive >=15.x). J’ai constaté un ralentissement général, voire des régressions fonctionnelles et la réapparition de plantage qui avait totalement disparu avec les dernières versions sous Qt4. Il se trouve qu’il existe l’extension movit qui permet de faire bosser un peu plus la GPU et quand je l’activais tout revenait dans l’ordre, je retrouvais la fluidité perdue, sauf que ça plantait toutes les 5min 🙁 .

Il faut croire que tout le monde ne souffre pas du même problème, j’ai pensé à un problème de compatibilité matérielle mais j’ai quand même un i7 avec 16Go de RAM, j’ai également soupçonné ma carte NVIDIA GTX 760 d’être la source de mes ennuis. J’ai même songé à changer de carte. Finalement j’ai exploré la voie de l’accélération matérielle, ça permet de décharger le CPU et la mémoire et de solliciter davantage le GPU et la mémoire de la carte graphique, notamment pour tous les calculs d’encodage et de décodage vidéo. Concrètement, comme à mon habitude en vieux dinosaure que je suis, j’ai récupéré les sources et tout recompilé. J’ai donc activé toutes les fonctions d’accélérations matérielles des différentes bibliothèques sur lesquelles se repose kdenlive. Pour une GPU NVIDIA il s’agit d’activer les bibliothèques et API suivantes :

  • VDPAU (Video Decode and Presentation API for Unix) bibliothèque développée par NVIDIA,
  • NVENC et NVDEC pour l’encodage et le décodage vidéo notamment des codecs H264 et HEVC, ils sont compris dans le package NVIDIA VIDEO CODEC SDK (ex CUVID) et utilisent CUDA (Compute Unified Device Architecture) qui pour simplifier est une boîte à outil de développement pour les GPU également développée par NVIDIA.
  • OpenCL (OpenComputing Language) qui permet de faire des programmes qui vont utiliser à la fois des CPU multi cœurs et la GPU.
  • OpenCV qui sert pour le traitement d’images en temps réel notamment pour faire du tracking d’éléments dans une vidéo.
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Changement d’architecture du réseau local

j’ai dû modifier encore l’architecture de mon réseau local qui est décrite dans ce post. Il se trouve que j’avais pas mal de dysfonctionnements, le réseau wifi 2,4Ghz de mon routeur Netgear N300 marchouillait, la TV par la box TV marchait de manière intermittente avec des nombreuses coupures réseau et comble du pénible le routeur perdait sa configuration de manière aléatoire. Bref je ne pouvais pas laisser les choses en l’état, j’ai complètement repensé l’architecture du réseau qui ressemble maintenant à ça.

Le routeur est maintenant directement relié à la box et c’est le routeur qui est connecté à la prise CPL et qui distribue le réseau et l’accès internet contrairement à la configuration précédente. Le tout est dans la cuisine, car la prise pour la Box s’y trouve. La Box est sur un réseau 192.168.X.X et le réseau local desservi par le routeur est sur un réseau 192.168.Y.X, curieusement sans avoir ouvert de routes particulières, la box voit parfaitement la box TV qui se retrouve avec une adresse 192.168.Y.X attribuée par le serveur DHCP du routeur et la TV marche cette fois-ci très bien. Concernant les problèmes de WIFI je l’ai résolu en changeant de routeur je suis passé au TP-Link Archer C6 qui présente l’avantage de faire du WIFI 5Ghz contrairement à mon ancien Netgear N300. Le gros avantage du 5Ghz par rapport au 2,4Ghz est de permettre un bien meilleur débit.

Voilà à quoi ressemble le routeur, je l’ai fixé comme une grosse araignée sous le bar de la cuisine à côté de la box, le tout est sous onduleur qu’on peut voir sur la gauche.

créer son propre service de messagerie accessible n’importe où et sur n’importe quelle plateforme

Jusqu’à présent j’utilisais les services de messagerie de mon hébergeur, je récupérais mes mails sur son serveur POP et je renvoyais via son serveur SMTP. Localement j’ai mis en place un serveur POP et un serveur SMTP le tout basé sur dovecot et sur sendmail avec toute une batterie anti spam. Utilisant Thunderbird pour la messagerie, tous les mails ensuite se retrouvent dans le répertoire .thunderbird de la home directory de chaque utilisateur de mon réseau personnel. Cette home directory se trouve sur un serveur Dell Poweredge (physiquement qui tourne dans le garage) ce qui permet de pouvoir lancer Thunderbird sur tous les postes de mon réseau local et de profiter des mails. Un script sur le serveur permet de récupérer et d’envoyer toutes les heures les mails respectivement sur le serveur POP et SMTP.

L’inconvénient de tout ça est qu’en déplacement, j’avais accès certes au webmail de mon hébergeur mais pas aux mails présents sur mon réseau local. Qui plus est, je ne pouvais voir les mails qu’entre deux vacations de récupération de mail, c’était plutôt handicapant. Pendant les vacances, quand je n’étais pas là durant une longue durée je coupais le serveur et donc la récupération pour pouvoir voir les mails entrants sur le webmail, mais je n’avais pas accès à mes anciens mails. Bref pas terrible, et je me suis contenté de cette situation pendant trop longtemps avant que je me décide à faire quelque chose, sachant que j’avais d’emblée exclu l’idée d’héberger mes mails dans un cloud quelconque à la main d’un Google ou Microsoft qui n’ont aucun scrupule à consulter les mails personnels pour en tirer une source de profit.

La solution que j’ai mise en place est toujours basée sur le serveur POP et le serveur SMTP de mon hébergeur, sauf que j’ai remplacé le serveur POP par un serveur IMAP local. Le serveur IMAP présente l’avantage de stocker les mails sur le serveur et non pas dans les répertoires d’une home directory d’un utilisateur, permettant ainsi le partage des mails dans la limite de l’accessibilité du serveur IMAP. Et c’est là que les choses intéressantes commencent, sur mon serveur apache local j’ai installé le webmail Roundcube mail, je peux ainsi consulter mes mails localement. Les choses n’ont pas été aussi simples car il a fallu passer d’un format de stockage de mail de type MBOX à un format MAILDIR avec quelques subtilités de configuration pour pouvoir disposer de sous dossier dans l’arborescence des mails. Le détail est donné par ici. Au final on accède à cette élégante interface.

Ce n’est pas fini ! Il faut ensuite sécuriser proprement votre serveur web, ouvrir les routes sur la box et/ou le routeur et mettre les règles shorewall qui vont bien pour que le serveur apache soit visible sur internet, de faire appel à un service de DNS dynamique (comme dyndns ou no-ip) qui fera correspondre automatiquement votre adresse IP fournie par votre fournisseur d’accès à un nom d’hôte. Ensuite à partir d’un bête mobile Android et d’un navigateur quel que soit votre position, vous aurez accès à l’ensemble de vos mails en tout temps et toute circonstance.

J’en profite pour vous signaler que j’en ai profité pour passer mon serveur en apache/httpd 2.4.41, pour franchir le pas vers PHP 7.4.0 et évoluer vers MySQL 8.0.18, ça se passe par ici.

Mageia 7 sur un lenovo ideapad 100S 11IBY

Ma fille utilise pour ses études un thinkpad T440p avec mageia 7.1 dessus, elle fait sensation dans l’amphi avec son environnement XFCE.

la plupart des étudiants découvrent totalement linux et trouvent ça super cool, du coup ça en motive un certain nombre pour basculer.
A part ça, elle trouve maintenant que le portable est un lourd pour se coltiner tous les jours dans son sac. Du coup j’ai trouvé sur ebay au Royaume Uni un Lenovo IdeaPad 100s 11IBY qui est un vrai poids plume pour à peine 120€ frais de port inclus, il pèse moins d’un kg et a une coque rouge, la grande classe !
Certes il n’est plus tout récent, ce n’est qu’un processeur Atom, c’est pas un foudre de guerre mais pour faire de la saisie de note en amphi, ça suffit largement, elle travaille ensuite sur son Thinkpad. Ayant un clavier qwerty je me suis contenté de mettre des stickers azerty et de configurer la langue française par défaut. Pour l’installation, il était fourni de base avec Windows 10, par flemme je pensais laisser Windows 10. Mais il se trouve qu’il était fourni avec une version de base sans les drivers Lenovo et je me suis retrouvé avec un PC avec clavier et souris intégré inopérants, cela marchait qu’avec des périphériques USB. Qu’à cela ne tienne, je prends le temps d’installer les drivers et là je récupère les fonctionnalités attendues du PC si ce n’est que je me retrouve avec un Windows avec un mélange de français anglais assez désagréable. Je lance une mise à jour et là impossible de me connecter via le code PIN, je trouve une astuce pour rebooter en tant qu’ administrateur et là je galère pour pouvoir me connecter nominalement. Ça me prend la tête à un tel point, que je vire aussitôt Windows, j’installe Mageia 7 64bits et en moins de 2h, je me retrouve avec une installation parfaitement fonctionnelle et personnalisée. L’installation s’est passée comme une lettre à la poste, tout a été parfaitement reconnu et la mise à jour vers 7.1 une formalité. Et voilà ce que ça donne, toujours avec un environnement XFCE

Évolution du réseau local

J’ai apporté des modifications d’architecture à mon réseau local, pour mémoire il ressemblait à cela :

Le détail de la configuration est donné dans ce post. Dans le cas présent, la box modem est à côté du décodeur TV, dans ma nouvelle architecture, les deux sont séparés et sont reliés par courant porteur CPL. Entre temps, j’ai fait l’acquisition du modèle de D-Link à 1Gb/s

La difficulté est que mon réseau local utilise les adresses 192.168.10.X et le réseau de la box utilise les adresses 192.168.0.X, j’ai donc rajouté un switch pour que le décodeur TV soit connecté directement à la box modem sans passer par le routeur qui pourrait perturber la liaison. Cela donne quelque chose comme cela maintenant

Mes PC sont sur le réseau 192.168.10.X via le routeur et seule la box modem et le décodeur TV sont sur le réseau 192.168.0.X (et également le routeur sur une patte). Côté switch et routeur, j’ai un peu galéré cela donne un branchement qui ressemble à ça :

Created with GIMP

Curieusement alors que le routeur était branché au switch (et donc à internet) j’ai dû rajouter un autre câble du routeur vers le switch (le câble noir sur la photo) pour que les PC du réseau local puissent accéder au ressource de mon serveur mana.

alarme de détection de mouvement maison

J’ai bricolé une alarme de détection de mouvement basée simplement sur la webcam de mon PC. Le principe est le suivant, un logiciel sur le PC détecte tout mouvement avec la webcam, fait une courte vidéo de l’évènement qu’il place dans un répertoire. Ensuite un script détecte le rajout d’un fichier et envoie un mail automatique. Dans le même temps, le répertoire où se trouve les fichiers vidéos est rendu accessible sur internet.

Pour le logiciel de détection de mouvement, j’ai utilisé motion qu’on trouvera par ici. Pour l’installation je suis parti des sources, il suffit de taper successivement

    autoreconf -fiv
    ./configure
    make
    

Puis en tant que root

make install

J’ai dû installer également le package lib64microhttpd-devel même si je ne me sers pas du serveur web httpd local. Le fichier de configuration se trouve par défaut sous /usr/local/etc/motion, il faudra renommer le fichier motion-dist.conf en motion.conf. Personnellement je n’ai fait que changer la variable target_dir pour indiquer le répertoire d’accueil des vidéos. Sur ma configuration, ce répertoire est un partage réseau qui se trouve physiquement sur mon serveur Dell PowerEdge.

Sur le serveur, j’ai rendu le répertoire accessible via le web en configurant apache avec restriction d’accès en rajoutant également une règle au firewall shorewall. Pour que le serveur soit visible d’internet, j’ai utilisé les services gratuits de no ip qui permet de nommer votre serveur sur internet avec un nom compréhensible et de rediriger les requêtes vers l’adresse IP fournie par le fournisseur d’accès. Sur le routeur de mon réseau, j’ai enfin rajouté une redirection vers le port d’apache.

Pour terminer j’ai créé un script basé sur le package inotify-tools et mutt pour envoyer un mail dès qu’un nouveau fichier fait son apparition.

#!/bin/bash
inotifywait -m /var/httpd/webcam -e create -e moved_to |
    while read path action file; do
        echo "Le fichier '$file' est apparu dans le répertoire '$path' via '$action'"
	echo "Webcam : nouveau fichier" | mutt -s "Un nouveau fichier vidéo a été créé" -- maildenvoi
    done
    

Dans la pratique, on reçoit le mail qui signale la création d’un fichier et on va visualiser ensuite le fichier sur internet.

Tout cela n’est pas très écolo et monopolise 2 ordinateurs, il faudra que j’optimise tout cela sur une seule machine, et pourquoi pas tenter l’expérience Rasbperry.

Randonnées et applications compatibles cartes ign

Grand amateur de randonnée l’été, pendant longtemps je me suis contenté de cartes papiers, par la suite une montre GPS me permettait d’analyser ma trace en temps différé avec des logiciels dédiés comme ceux présentés dans cette page. Il m’a paru utile d’aller plus loin et de pouvoir visualiser en temps réel ma trace sur un fond de carte IGN et tant qu’à faire de pouvoir suivre une trace téléchargée préalablement sur mon mobile android, trace qu’on aura récupéré sur un des nombreux sites dédiés à la randonnée. Il existe un certain nombre d’applications dédiées à la randonnée, certaines libres mais en revanche des applications officiellement compatibles aux cartes IGN, il y en a que 3 comme indiqué par cette page d’IGNrando, aucune n’est libre. Par dépit ou défaut, j’ai choisi iPhiGénie sur la base de sa réputation et de ses fonctionnalités. En parallèle, j’ai souscrit un abonnement à IGNrando pour la modique somme de 20,98€ annuelle qui me permet l’accès au catalogue complet, le prix est donc très abordable et bien inférieur à celui de l’achat de cartes spécifiques.

Pour les fonctionnalités d’iPhiGénie on pourra se référer au manuel (qui est un brin désordonné). On retrouve les fonctionnalités classiques comme l’import de traces GPS, l’affichage sur un fond de carte puis suivi de la trace téléchargée et enregistrement de la trace réalisée avec des outils de distance et de vitesse et d’export. J’ai placé le mobile dans un sachet transparent étanche qui pendouille autour du cou, à portée de main pour le consulter régulièrement et vérifier si je suis bien sur le bon chemin. Ci-dessous en vert la trace à suivre, en rouge la trace réalisée.

Un point important est que iPhiGénie gère le mode offline, ce qui est particulièrement utile quand on se trouve dans un coin perdu. Pour ce faire il faudra veiller en mode online à visualiser la zone de randonnée à différentes échelles, cela aura pour effet de télécharger les cartes qui resteront en cache, sinon vous allez vous retrouver avec un beau “NO NETWORK”. En revanche, iPhiGénie ne filtre pas les points aberrants et les sauts brutaux de plusieurs centaines de mètres contrairement à une montre GPS (du moins ma montre garmin GPS forerunner 310XT). Or dans des zones accidentées, ça arrive fréquemment et ça perturbe fortement le suivi de la trace, dans ce cas il faut revenir aux bonnes vielles méthodes de suivi d’une trace papier en observant l’environnement et ses repères en faisant abstraction de la trace réalisée qui peut être fausse. En conséquence la trace exportée peut comporter des points aberrants qu’il faudra manuellement supprimer pour pouvoir l’exploiter.

Sous le compte IGNrando on peut visualiser et partager ses traces avec la problématique des points aberrants.

Il se trouve qu’IGNrando a sorti sa propre appli entre temps qui porte le nom d’IGNrando’. J’avoue que je n’ai encore pris le temps de la tester.

Passage à mageia 7

J’ai passé trois de mes PC en mageia 7, mon PC principal sous mageia cauldron et deux thinkpad, un X230 sous mageia 6.1 et un X200 sous mageia 5.1. Je renvoie vers l’annonce sur linuxfr qui vante les mérites de cette distribution. Si je devais rajouter une couche je dirais que le côté user friendly n’est pas le facteur le plus déterminant me concernant puisque je suis adepte de la ligne commande et je n’utilise jamais les outils de configuration graphiques. Ce que j’apprécie sur la mageia (et la mandrake/mandriva auparavant) c’est le niveau d’aboutissement de configuration des logiciels en particulier les outils serveurs comme apache, sendmail, openssh, l’automontage et j’en passe, ils sont opérationnels quasi immédiatement. J’ai eu à tester d’autres distributions (dont ubuntu en particulier) et ce n’était franchement pas ça, c’était mal compilé (comprendre il manquait plein de modules) voire il manquait des dépendances et il y a souvent aucun fichier de configuration prêt à l’emploi, le travail de finition était beaucoup plus conséquent.
Au final, mageia me fait gagner un temps fou pour configurer un système, d’autant que les mises à jour sont maintenant particulièrement abouties.

Pour en revenir à la mise à jour, j’ai tapé dans un shell les commandes suivante :

urpmi.removemedia -a
urpmi.addmedia --distrib --mirrorlist 'http://mirrors.mageia.org/api/mageia.7.$ARCH.list'
urpmi --replacefiles --auto-update --auto

Pour le premier, c’est gênant le noyau fourni me donne un beau écran noir avec ma NVIDIA, j’ai dû rester sur un noyau plus ancien de la cauldron, pas de soucis particulier ensuite.
Sur le X230, pas de soucis particulier, si ce n’est la petite modification de SDDM pour virer l’image de fond floue (mais quelle idée !), et remettre en place l’automontage qui a été bizarrement supprimé.
Sur le X200 ça était nettement plus compliqué, j’ai d’abord tenté une mise à jour depuis la 5.1 (soyons fou !), et comme je m’y attendais, ça n’a pas marché, l’installation a planté au milieu et je me suis retrouvé avec un système totalement instable, j’ai dû faire une réinstallation propre. J’aurais pu être pu tenter une mise à jour vers la 6.1, puis vers la 7, mais je ne suis pas sûr que j’aurais gagner plus de temps. Suite à la réinstallation, j’ai dû faire face curieusement à un tas de problèmes. Tout d’abord ce n’est pas SDDM qui est lancé au démarrage pour gérer l’écran de login mais lightdm, en plus je voyais la bannière de login furtivement puis un fond d’écran mageia et pas moyen de se loguer ! Retour en console pour réparer tout ça, virer lightdm, installer SDDM proprement à la place. Sinon KDE/Plasma est totalement cassé, mais c’est pas étonnant j’avais pas fait le ménage dans mon répertoire. Pour XFCE, il faut reconnaitre que ce n’est pas beau, au bout d’une vingtaine de minutes de configuration, on obtient enfin quelque chose de plus sympathique et utilisable. Je dois déplorer également que firefox ne veut pas de mon ancien profil et choisit de repartir d’une version vierge.

Screenshot de XFCE avec un fond xplanetFX et quelques conky

Sinon j’ai installé kdenlive 19.04.2 sur mon X230, j’ai dû adapter notamment la compilation d’OpenCV, la bibliothèque graphique spécialisée dans le traitement d’image temps réel, elle m’a donné du fil à retordre. J’ai rajouté notamment la prise en compte des GPU intel. Pour mon X200 j’ai installé le médiacenter kodi Leia 18.2, l’installation est bien plus simple que sous mageia 5.1. Du coup sur mon site funix j’ai mis à jour les pages correspondantes.

kdenlive 19.04

Le logiciel de montage vidéo kdenlive est sorti récemment dans sa version 19.04, c’est une évolution majeure car elle porte non seulement sur un gros nettoyage du code mais également sur des évolutions sensibles de fonctionnalités et d’ergonomie.

Les anglophones pourront trouver un résumé des modifications par ici, pour les autres voilà ce qu’il en retourne. Ainsi pour le code, pas moins de 60% de ligne de code ont été modifiés. Niveau ergonomie les évolutions portent essentiellement sur la timeline avec la possibilité de pouvoir gérer les images clé sans avoir à passer par les propriétés des transitions. Pour les fonctionnalités on peut maintenant enregistrer de l’audio sur une piste dédiée (génial pour les tutoriels), la fonction inverser une vidéo (revert) se retrouve maintenant dans la timeline et plus seulement dans les sources du projet. On peut cependant déplorer qu’il y ait eu également un nettoyage dans les effets, ceux qu’on pouvait trouver dans les versions antérieures ont été blacklistés et leur nombre s’est sensiblement réduit. En revanche l’effet de motion tracking est censé mieux fonctionner, pour en disposer il faut avoir compiler mlt avec opencv, j’attends encore de pouvoir le tester pour voir s’il y a une amélioration.

Pour la circonstance j’ai rédigé un tutoriel dédié à cette nouvelle version qu’on trouvera par on trouvera encore l’ancien tutoriel pour les versions 18.X et antérieure par ici. A venir un tutorial vidéo quand je trouverai un peu de temps, en attendant le tutorial vidéo portant sur la version 18.X.