J’ai testé pour vous la trottinette pour adulte

mais au fait on dit patinette ou trottinette ?  j’ai juste l’impression que c’est trop la honte de parler de trottinette, patinette ça passe mieux, c’est moins la honte pour un adulte 🙂
Bon à vrai dire je recherchais un moyen léger, peu encombrant, relativement rapide, histoire de gagner un peu de temps pour des trajets urbains quotidiens (entendre pour aller au boulot).
Mine de rien avec le développement exponentiel des moyens alternatifs de mobilité, les trottinettes pour adulte ont un certain succès dans les grandes villes et on trouve sur le marché un paquet de modèles. On ravale assez vie son orgueil quand on voit le nombre de cadres en costard cravate allant au boulot en trottinette.

Mes critères de recherche étaient les suivants:
– roue de grand diamètre histoire de parcourir plus de distance pour une foulée;
– équipée d’amortisseur pour absorber les aspérités de la ville;
– pliage rapide;
– sangle de transport pour la porter dans les transports en commun;
– garde boue;
– roue pleine, car les modèles avec pneu adhèrent bien trop à la route et demandent donc plus d’effort;
– pas trop flashy parce que en tant qu’adulte on a sa fierté et on veut éviter que ça ressemble trop à un jouet d’enfant;
– et évidemment un bon rapport qualité/prix.

Finalement après des heures de recherche dans les magasins virtuels sur le net et les magasins bien physiques,  j’ai jeté mon dévolu sur une bopster b:pro qui bénéficie d’un excellent retour pour un super prix.

Avec le recul et quelques semaines d’utilisation, voilà ce qu’en j’en pense. Tout d’abord d’un point de vue globale mais je pense que c’est inhérent aux trottinettes, c’est quand même super instable, en vélo on peut aisément lâcher une main, avec une trottinette c’est absolument déconseillé pour ne pas risquer de s’étaler lamentablement et être la risée de dizaines de passants. De même il ne faut pas chercher à pencher trop l’engin, les roues lisses n’ont strictement aucune adhérence, le phénomène est d’autant plus sensible sur chaussée mouillée, il faut donc chercher à se maintenir bien droit comme un i en toute circonstance.

Par contre pour la porter c’est un peu galère, la sangle de transport finalement ne sert pas à grand-chose à moins que ça vous ne gêne pas de crotter vos habits car les roues s’appuient directement dessus, au final on se contente de la porter par le manche. Dans les transports en commun c’est une autre paire de manche, on peut tenter de la maintenir debout en la tenant toujours par le manche mais la base reste en rotation et les roues se baladent au gré des mouvements, ce qui oblige à la tenir carrément des deux mains en bloquant la base, sans compter qu’en la faisant reposer sur la route avant non freinée, il faut pouvoir la bloquer avec son pied pour qu’elle ne chasse pas.

La béquille, c’est sympa mais elle ne sert jamais, enfin du moins, je m’en sers jamais car la trottinette est dans deux états : dépliée et en cours d’utilisation et pliée au repos, mais jamais la trottinette dépliée au repos posée sur sa béquille. Pour le pliage, il faut trouver le coup de main, car les risques de se pincer la main sont forts, on trouve pas mal de témoignages d’utilisateurs qui se sont pincés lors de manip au point même d’avoir à se faire des points !
Sinon j’apprécie les grandes roues et la distance parcourue avec une simple foulée sur sol plat, les amortisseurs absorbent bien les défauts du revêtement, notamment les pavés, on passe assez facilement la petite marche des trottoirs adaptés aux personnes à mobilité réduite. Par contre il vaut mieux l’utiliser sur un sol à peu près plat, dans les descentes, avec le frein à l’arrière, ça craint quand même pas mal, car ça va vite, très vite ! Et il est quasi impossible de freiner dans l’urgence, par sécurité on est contraint de limiter sa vitesse. C’est là que je regrette de ne pas avoir acheté un modèle avec des freins classiques comme sur un vélo comme le propose Oxelo de Decathlon (mais c’est au moins le double du prix). Au final comme il faut partager le trottoir avec les piétons, pouvoir s’arrêter rapidement et éviter d’arriver en sueur, j’ai une moyenne de 10km/h, sachant qu’un piéton marche en moyenne à 4km/h, je vais donc quand même 2,5 plus vite, c’est donc un gain impressionnant de temps et l’objectif initial est donc largement atteint.

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