Randonnée senda del Cares dans les montagnes Picos de Europa

Dernièrement dans un post pour me plaindre des piètres performances de mon GPS TomTom j’avais évoqué un séjour estival en Espagne et en Portugal qui ferait l’objet de plusieurs articles. Voici donc le premier article qui a pour thème une randonnée dans le massif montagneux Picos de Europa tout au nord de l’Espagne et qui couvrent trois provinces, la Cantabrie, le León et les Asturies. Ce massif montagneux, aussi appelé cordillère Cantabrique,  longe la mer à à peine une trentaine de kilomètres et culmine à 2648m d’altitude. La région étant plutôt arrosée, les paysages verts, boisés et montagneux font douter un moment que l’on se trouve en Espagne !

Dans ce massif, on trouve donc le sentier du Cares qui surplombe la rivière Cares et longe un canal toujours actif construit au début du XXeme siècle. Ce canal a la particularité d’être enterré sur une grande partie de sa longueur. La randonnée sur ce sentier est l’une des plus réputées de la région, le chemin est étroit, très étroit même parfois, avec des falaises et des à pics vertigineux. Voilà une courte vidéo avec quelques vues prises avec ma GoPro qui donnent une assez bonne idée du côté spectaculaire de cette randonnée.

C’est une randonnée pas bien difficile pour un randonneur expérimenté, longue de 12 km aller-retour, elle est donnée pour 6 à 8h de marche au total. Mon GPS m’indique que la randonnée a duré au total 7h24 dont seulement 4h15 en marchant au pas de course ! Bien qu’on soit entouré d’eau avec la rivière qui coule en contrebas et l’eau du canal, il y a assez peu d’opportunités d’en profiter, le paysage est quand même globalement sec et peu boisé avec donc peu d’ombre, il vaut mieux partir bien chargé en eau.

2016-08-01-trace-gps-senda-del-caresLa trace GPS au format gpx peut être téléchargée ici. Le petit inconvénient de la randonnée est que ce n’est pas un boucle, il faudra revenir sur ses pas au retour. Il y a donc 2 alternatives de départ pour cette randonnée, mais le mieux est certainement de partir de Poncebos pour arriver à Caín. En effet on commence ainsi par le plus dur par une belle ascension avec un terrain assez cassant, puis ensuite c’est vraiment du gâteau avec une pente, puis sur les 2/3 c’est quasiment le même niveau. Les passages les plus spectaculaires avec le sentier creusé dans la roche sont en fin de randonnée.

En plein été, un 1er août, en arrivant pas spécialement tôt à 9h, on a réussi à trouver une place pour se garer, pas forcément évident car ce n’est pas spécialement aménagé et il n’y a pas beaucoup de place. Il existe néanmoins un parking payant.

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Il y a plusieurs départs de randonnée, on peut facilement se tromper, car globalement j’ai trouvé que c’est assez mal indiqué et on a eu du mal à trouver le début du sentier. Le départ se situe à 200m d’altitude.

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Commence alors une longue ascension assez sportive avec un terrain plein de cailloux instables.

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quelques chèvres nous accompagnent et viennent nous motiver, il y en a partout !

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en regardant en arrière, on peut voir le chemin parcouru.

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on arrive ensuite à une bergerie en ruine, terme de l’ascension, on est à 520m d’altitude

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ça descend ensuite tout doucement.

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assez rapidement, on attend un niveau qui restera quasi constant sur tout le reste du sentier.

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ça commence à devenir impressionnant, le sentier est étroit et longe des falaises abruptes.

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pour corser le tout, les chèvres causent des éboulis sur le sentier, à un endroit quelques minutes après être passés sous une corniche, plusieurs cailloux de plusieurs kilo ont dégringolé et se sont fracassés sur le sentier à l’endroit même où on était passés !

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sur le dernier tiers du parcours, le sentier est littéralement creusé dans la roche, voire suspendu dans le vide !

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on longe toujours le canal qu’on peut voir de temps à autre, ici en contrebas.

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et toujours des chèvres à droite et à gauche qui veillent sur le sentier, et les randonneurs…

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le canal se découvre davantage au détour d’une corniche.

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bien qu’on est très chaud, pas question d’aller à l’eau ! De toute façon, je ne m’y risquerai pas, le courant paraît très puissant avec peu de points d’accroche.

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on passe sur l’autre rive.

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et on repasse à nouveau

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on s’engouffre à nouveau dans des tunnels creusés dans la roche

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la fin est proche !

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derniers tunnels, à ce moment on croise les touristes du dimanche en tong avec les gosses qui sont partis de Caín et qui n’iront pas plus loin.

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fin de la randonnée, on atteint la retenue d’eau, il est inutile de pousser plus loin, le village de Caín n’a aucun charme.

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on pique nique où on peut, on trouve quand même ce charmant coin pour manger les pieds dans l’eau

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Vers Caín qui ne se trouve plus qu’à 5min de marche.

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